Le parc Dounia, récemment au centre d’un scandale foncier, ne sera plus géré par le ministère du Tourisme et de l’Aménagement du territoire. Il vient de passer sous la tutelle de la wilaya d’Alger.

Quelques mois après les graves révélations faites par le ministre du Tourisme, de l’Aménagement du territoire et de l’artisanat, Abdelouahab Nouri, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, réagit en décidant de confier la gestion du parc Dounia à l’Office des parcs des sports et des loisirs de la wilaya d’Alger (OPLA). C’est ce qu’indique le dernier journal officiel qui contient le «Décret exécutif n° 16-300 du 23 novembre 2016 portant dissolution de l’agence de promotion du parc des Grands Vents et transfert de ses biens, droits, obligations et personnels à l’office des parcs des sports et des loisirs de la wilaya d’Alger (OPLA)». L’Agence était, depuis sa création en 2006, sous tutelle du ministère du Tourisme.

L’OPLA est un EPIC (établissement public à caractère industriel et commercial) créé en 1997 qui gère plusieurs établissements de la capitale dont l’Hôtel Aéroport de Dar El Beida, l’Hôtel El-Kettani de Bab El Oued, le Parc omnisport et la zone de loisir du Caroubier et certaines autres infrastructures.

Rappelons que M. Abdelouahab Nouri avait jeté un véritable pavé dans la marre en déclarant, au mois d’août dernier, que des lots de terrain d’une superficie de 65 hectares ont été affectés à Dounia Parc «de manière illégale». Il s’agit, selon lui, plus de 90 parcelles de terrain, dont 40 pour des projets de fast-foods. Mais le premier ministre, Abdelmalek Sellal a «rectifié» le tir quelques jours plus tard en affirmant qu’il y a eu erreur et que cela a été corrigée. Il n’y avait «aucun scandale» d’après lui. Depuis, les choses se sont tassées.

Finalement, M. Sellal a décidé de confier la gestion de ce grand parc de la capitale à la wilaya d’Alger. Lancé en 2007, le projet du Parc Dounia, s’étalant sur une superficie de 800 hectares, devait être réalisé par le fonds émirati EIIC pour un investissement de 5 milliards de dollars. Plusieurs années après, toujours rien de concret à signaler. En 2013, le ministre de l’environnement de l’époque, Amara Benyounes, s’est contenté d’ouvrir au public une partie insignifiante du parc.

Elyas Nour