Déterminé à poursuivre sa grève de la faim, le Dr Kamel Eddine Fekhar, emprisonné depuis plus de 18 mois dans la foulée des événements de Ghardaïa, a clairement signifié à son avocat, Me Salah Dabouz, qu’il rentrera chez lui ou sera envoyé au cimetière, mais qu’il ne retournera en aucun cas en prison.

Hospitalisé le 15 janvier dernier à El Goléa, puis transféré à l’hôpital de Laghouat, Kamel Eddine Fekhar dont la santé s’est nettement détériorée depuis l’entame de sa grève de la faim, il y a de cela un mois, semble déterminé a aller au bout de son action, même au péril de sa vie.

Son avocat et président de la Ligue algérienne pour la défense des Droits de l’Homme (LADDH), Me Salah Dabouz, a interpellé à plusieurs reprises les autorités sur l’état de santé très entamée du détenu, les mettant face à leurs responsabilités, si malheur venait à frapper son client en grève de la faim depuis 26 jours.

Accusé «d’incitation à la violence et la haine, d’atteinte à la sûreté de l’État et d’attroupement armé et non armé», le Dr Fekhar, a été mis sous verrous en compagnie de 11 de ses partisans qui ont également entamé une grève de la faim, il y a deux semaines. «Les grévistes sont décidés eux aussi à conduire leur action jusqu’à leur libération et la satisfaction des revendications du Dr Fekhar», a ajouté Me Dabouz

Face à l’autisme des autorités, l’avocat de Kamel Eddine Fekhar craint que le sort qui lui est réservé soit similaire à celui du défunt journaliste Mohamed Tamalt, décédé en prison après trois mois de grève de la faim.

Massi M.