La secrétaire générale du parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune n’a pas été tendre, sans le citer nommément, envers l’ancien ministre de l’Industrie, Abdeslam Bouchaouareb au sujet de la Société nationale du tabac et allumettes (SNTA).

S’exprimant aujourd’hui devant les cadres de sa formation politique à propos du pacte de «partenariat public privé (PPP)», celle-ci est revenue sur la genèse du partenariat conclu en 2016 entre la SNTA et un groupe émirati, qui, d’après elle, n’est autre qu’une «privatisation» qui ne dit pas son nom.

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L’accord, précise-t-elle, ne respecte même pas la règle 49/51. «49% des actions sont revenues à la SNTA, alors que le partenaire émirati a obtenu 41%. Mais cinq individus, quatre émiratis et une algérienne, détiennent 2% chacun. Et cette algérienne soutien toujours les émiratis», a déclaré Hanoune. Pour celle-ci, «le partenaire émirati a commencé par s’accaparer les unités commerciales à fort taux de valeur ajouté», avant de faire de même, ces derniers jours, «avec la production».

Pour la première responsable du PT, les émiratis «n’ont rien apporté à l’entreprise algérienne» puisque «même l’outil de production a été entièrement renouvelé avant la signature du contrat de partenariat», et ce, alors que la SNTA «a enregistré un bénéfice net d’impôts de 3900 milliards de centime» durant cette année là. A cet effet, Hanoune affirme que l’ancien ministre de l’Industrie «a voulu privatiser cette entreprise à 100% pour l’offrir aux émiratis, mais la résistance des travailleurs et l’implication de certaines institutions de l’Etat a fait en sorte que cela n’aboutit pas».

Par ailleurs, la porte-parole du PT affirme qu’après la conclusion de ce partenariat, les 1100 travailleurs de l’entreprise ont été licenciés avant d’être recrutés de nouveau mais avec des contrats à durée déterminée (CDD). 18 employés n’ont pas acceptés. Alors, ajoute la première responsable du PT, «ils ont tenté de les corrompre en leur proposant 500 millions de centimes pour chacun, ce qu’ils ont refusés aussi».

En dernier lieu, Hanoune a lancé un appel en direction de l’actuel ministre de l’Industrie et au Président de la république pour ouvrir une enquête à ce sujet.

Elyas Nour