Le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme a appelé, hier mardi l’Algérie à cesser les expulsions collectives de migrants, notamment ceux originaires d'Afrique subsaharienne.

Lors d’un point de presse le porte-parole du (HCDH), M. Ravina Shamdasani a déclaré que « l'expulsion collective des migrants, sans évaluation individuelle ou de garanties de procédure, est profondément alarmante et contraire aux obligations de l'Algérie en vertu du droit international des droits de l'homme, notamment la Convention sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, que l'Algérie a ratifié ».

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Suite à une enquête où le HCDH a pu interroger des migrants expulsés vers Niamey, Agadez ainsi que vers Arlit au Niger, l’organisme onusien a constaté plusieurs dépassements de  l’Algérie, lors de la  campagne d’arrestations, suivies d’expulsions collectives qui a frappé des migrants originaires de l’Afrique subsaharienne depuis le début de l’année 2018.

« Selon le droit international des droits de l'homme, les migrants ne doivent pas être arrêtés ou détenus arbitrairement et, en cas d'arrestation, de détention et d'expulsion, des garanties de procédure, y compris le droit à l'assistance et au conseil juridiques, le droit à l'information et le droit à un recours, doivent être respectés », a souligné M. Shamdasani