Le gouvernement hésite encore à libérer l’activité bancaire relative à la finance islamique. Annoncé initialement pour le début de l’année en cours, puis pour septembre, l’octroi de crédits dits «Hallal» n’interviendra pas avant le début de l’année prochaine.

La perte de valeur du dinar aurait motivé ce «report». Les autorités craignent que que le lancement de la finance islamique provoquera un accroissement du retrait des liquidités au niveau des banques. Le phénomène pourrait favoriser l’inflation

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De plus, et au vu de la situation économique du pays, les spécialistes parient sur la poursuite de la dépréciation de la monnaie nationale. En somme, si les banques publiques se sont dites fins prêtes pour se lancer dans cette branche d’activité, ne le permet pas.

Dans une déclaration faite à «Echourouk», le P-Dg de la Banque de développement local (BDL), Mohamed Krim, a affirmé que l’établissement qu’il dirige, tous comme les autres banques publiques, avaient déposés un dossier au niveau de la Banque d’Algérie (BA), pour recevoir une «fetwa» du Haut conseil islamique (HCI) concernant les services «islamiques» qu’ils proposent. Mais à défaut de la publication du texte réglementaire, rien n’a été fait. Et les uns et les autres devront attendre quelques autres mois encore.

Elyas Nour