mami
Cheb Mami

Selon le quotidien français Le Parisien « c’est au tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) que se tiendra le 2 juillet le procès du chanteur Cheb Mami ». Le journal rappelle par ailleurs que Mami  » est poursuivi pour complicité d’enlèvement et de séquestration ainsi que pour violences et administration de substances nuisibles. Des faits commis en réunion et avec préméditation sur une personne particulièrement vulnérable
Il est par ailleurs accusé de menaces et d’intimidation sur la victime dans le but de l’empêcher de déposer plainte. Au cours de l’été 2005, il est suspecté d’avoir organisé une opération visant à faire avorter de force une compagne enceinte. La question qui se pose aujourd’hui est de savoir si le chanteur de raï, qui réside désormais en Algérie, sera présent lors de l’audience »

Lire aussi l’interview de Me Dauvet , l’avocate de la victime qui nous avez confirmé en 2008 que Mami est bel et bien sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par Interpol.

Interview

Mami est-il aujourd’hui sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par Interpol qui demanderait son extradition en France pour qu’il soit jugé ? « C’est faux » a répondu maître Khaled Lasbeur, avocat du chanteur. « Oui, je confirme » assure, en revanche maître Marie Dauvet, qui assure la défense de la plaignante, et qui était contactée par algerie-focus.com. « Aucun arrangement à l’amiable n’est possible avec Mami » souligne l’avocate. /em>.

Où vous en êtes dans l’affaire de Mami ?

Dauvet : Je n’ai aucune déclaration à faire sur cette affaire qui est en procédure. Ma cliente tient à sa vie privée et veut protéger sa fille. J’ai envoyé un communiqué de presse aux journalistes français leur enjoignant de ne pas citer ni le nom de ma cliente, ni celui de son enfant. Je fais d’ailleurs un procès à deux journaux qui n’ont pas respecté ce droit à la vie privée. Je trouve, par ailleurs, que la presse algérienne est très dure avec ma cliente.

C’est peut-être l’occasion de donner votre version de l’affaire ?

D : Je ne répondrai pas à votre question. Quand bien même, ma cliente donnerait sa version des faits, je reste persuadée que la presse algérienne est dure avec elle et qu’elle le restera…

Mais est-ce que vous confirmez qu’Interpol a effectivement lancé un mandat d’amener contre Mami ?

D : Oui c’est exact…

Pourtant maitre Lasbeur l’avocat de Mami a déclaré à la presse algérienne qu’il s’agit « d’une rumeur » et qu’une telle procédure ne peut avoir lieu étant donné que « la demande d’Interpol ne peut être envisageable en vertu de l’article 12 du protocole d’accord judiciaire liant l’Algérie et la France depuis 1964, qui précise que les contractants n’extradent pas leurs propres nationaux »

D : Ecoutez, vous n’avez qu’à contacter le juge du tribunal de Bobigny en charge du dossier, il vous le confirmera…

Mami veut être jugé en Algérie. Il a déclaré à la presse qu’il ne fait pas confiance en « une justice française à deux vitesses » et qu’il est victime d’un acharnement médiatique qui voudrait briser sa carrière parce qu’il est une « star arabe ». Que lui répondez-vous?

D : Que c’est une aberration…

Est-ce qu’un arrangement à l’amiable ou une compensation financière sont envisageables ?

D : Aucun arrangement à l’amiable n’a lieu d’être. L’affaire est aujourd’hui entre les mains de la justice française qui donnera son jugement…

Si Mami refuse de se rendre en France pour assister au procès, risque-t-il une condamnation par contumace ?

D : Une chose est sûre, c’est que le jour du procès, ma cliente est moi même serons présentes au Tribunal comme prévu…

Propos recueillis par Fayçal Anseur

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