gazoduc

Suite à la declaration de l’Algérie de cesser d’approvisionner l’Espagne en gaz naturel via le gazoduc traversant le territoire marocain, le Maroc a dû chercher une alternative pour éviter une crise qui pourrait être sévère, notamment avec l’arrivée de l’hiver.

On s’attend à ce que le régime marocain recoure à l’utilisation du gaz « israélien » comme alternative au gaz algérien, surtout après la hausse soudaine du marché mondial du gaz, selon le journal « Al-Jadeed Al-Arabi ».

La même source s’attendait à une baisse des approvisionnements en gaz algérien au Maroc, que ce soit via le gazoduc passant par le Royaume du Maroc vers l’Espagne, ou via des contrats commerciaux.

De son côté, l’Algérie a laissé entendre plus tôt qu’elle avait abandonné le gazoduc passant par le Maroc, mais le ministre de l’Energie Mohamed Arkab a confirmé l’adhésion de l’Algérie à ses engagements envers l’Espagne.

Après que l’Algérie a annoncé la rupture des relations diplomatiques avec son voisin occidental, le régime marocain, par l’intermédiaire de la directrice générale de l’Office national marocain des hydrocarbures et des minéraux, Amina Benkhadra, a rapidement exprimé son soutien à la poursuite des travaux du gazoduc qui transporte le gaz de De l’Algérie à l’Espagne en passant par le sol marocain.

L’abandon par l’Algérie de l’accord de gazoduc passant de l’Algérie à l’Espagne représente une grande perte pour Rabat, car le Maroc bénéficiait de 7% des volumes de gaz transférés de l’Algérie vers l’Espagne, soit environ 700 millions de mètres cubes, selon la même source.

Les approvisionnements en gaz algérien représentent 65% des besoins importés du Maroc, qui s’élèvent à 1,3 milliard de mètres cubes, selon le journal « Al-Araby Al-Jadeed ».

Le gaz algérien transitant par le Maroc vers l’Espagne contribue au fonctionnement de deux centrales électriques, fonctionnant pour produire 10 pour cent de l’électricité, ce qui poussera le système d’entrepôts à s’appuyer sur le charbon pour les faire fonctionner à l’avenir, selon le même journal.

On s’attend à ce que les factures d’importation d’énergie du Maroc connaissent une augmentation significative en raison de la hausse des prix mondiaux du pétrole et du gaz et de l’arrêt du pompage de gaz vers l’Espagne, en s’appuyant sur le gazoduc traversant le territoire marocain.

De son côté, le Syndicat marocain des industries pétrolières et gazières a mis en garde contre les répercussions du non-renouvellement par l’Algérie de l’accord avec la société « Matragas », puisqu’il référera 60 ingénieurs et techniciens marocains, présents dans les centres de maintenance de l’Ain. Beni Mathar, Tanger, Taza et Ouazzane, au chômage, selon ce que rapporte le site « Hispress ».

Il est à noter que l’Algérie a annoncé la rupture officielle des relations diplomatiques avec son voisin occidental, et le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra a attribué la raison de cette décision aux « attaques nombreuses, répétées et documentées du Maroc, qui ont provoqué l’enlisement des relations bilatérales ». impasse, notamment en tentant de frapper l’unité nationale en plus de permettre à l’entité sioniste de faire des déclarations hostiles contre l’Algérie, proche du territoire national.