« Avec l’achèvement du dossier AADL I en mars 2017, nous prévoyons une baisse sensible des prix de location particulièrement dans les grandes villes, une fois que le parc immobilier doté de milliers de nouveaux logements ». Avec ces mots que le ministre de l’Habitat, Abdelmadjid Tebboune a tenté de rassurer les Algériens confrontés  à la sempiternelle cherté des prix des locations de logements dans notre pays. 

Les autorités algériennes tablent ainsi sur la livraison des logements AADL pour influencer les prix des locations. Et face aux appréhensions des bénéficiaires des logements AADL, le ministre du secteur a promis qu’aucun retard ne sera à déplorer concernant la livraison de ces logements. Tebboune a souligné dans ce sillage la nécessité d’une coordination entre les responsables locaux à travers la tenue d’une réunion périodique pour aplanir toutes les difficultés relevées dans le cadre des projets du secteur.

Le ministre de l’Habitat a insisté enfin sur la nécessité d’intensifier les opérations de contrôle pour passer au crible les souscripteurs des différentes formules de logement à l’effet de garantir « la justice sociale et la transparence dans la dépense des fonds publics ».

Concernant la régularisation des constructions non conformes qui intervient en application de la loi 08-15, M. Tebboune a souligné qu’un nouvel article serait introduit dans la loi de finances 2017 inhérent à la prolongation des délais de cette opération à la fin 2017. Il était prévu initialement, dans le cadre de la loi 08-15, d’achever l’opération de mise en conformité avant août 2012, mais ce délai avait été reporté à août 2013 puis à août 2016 suite à un amendement approuvé par le Parlement lors de l’examen de la loi de finances 2014. « Certains citoyens croyaient que nous procéderons le 3 août à une large opération de démolition, en raison d’une mauvaise compréhension de la loi. Cependant, nous continuerons de recevoir les dossiers de régularisation sans toutefois opter pour la démolition, à l’exception de certains cas bien précis, où la régularisation s’avère impossible », a expliqué en dernier lieu Tebboune.