Rachat d’El Khabar/ Rebrab dénonce un «fait du prince»

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La définition de l'optimisme pour Issad Rebrab : avoir confiance en soi. Fikra 2014, 9 février 2014. Crédit photo : Ammar Redouane Bougherbal
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Attaqué par les autorités politiques qui veulent l’empêcher d’acheter des parts du journal El Khabar, Issad Rebrab sort pour la première fois de sa réserve. Il estime, dans une interview accordée à l’agence AFP qu’au sein du régime, «on ne veut pas de presse ayant une ligne indépendante du pouvoir».

Il ajoutera que lors du rachat de la majorité des actions de la société El Khabar, il a respecté la loi. «Nous avons scrupuleusement respecté la loi», a-t-il indiqué, avant d’ajouter que «soit il y a une justice et elle s’appliquera. Soit il y a un déni de justice, c’est à ce moment-là le fait du prince et ils feront ce qu’ils voudront».

Allant dans le détail, le patron de Cévital rappelle que la société qui gère le journal Liberté, qui lui appartient à 99%, n’a rien à voir avec celle qui a racheté les actions d’El Khabar. «Liberté a été créé avant Cevital et appartient à l’entreprise SAEC dont je suis personnellement le principal actionnaire et c’est Ness-Prod (filiale de Cevital) qui a racheté El Khabar», a expliqué M. Rebrab.

Le patron de Cévital s’insurge également contre les affirmations des autorités qui veulent imposer un nouvel agrément au journal El Khabar. «Le propriétaire reste toujours la société El Khabar dont les actionnaires ont cédé une majorité des parts», s’est défendu M. Rebrab, ajoutant que «ceux qui sont à la solde du pouvoir possèdent plusieurs journaux et télévisions sans le moindre problème».

Issad Rebrab a demandé, à l’occasion de la journée internationale de la liberté de la presse, aux journalistes à  «se mobiliser contre le fait du prince et contre l’injustice».

Essaïd Wakli

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