La visite de Louisa Hanoune dans la wilaya de Djelfa a fait polémique. Alors que la secrétaire générale du Parti des Travailleurs lisait son discours, un homme est monté sur l’estrade. Il qualifie la dame de « chiyyata »  (brosseuse). Le discours est interrompu. Des militants du PT qui font le service d’ordre interviennent. L’homme est violenté. C’est le brouhaha général.

Les échanges de coups de points et autres insultes se sont poursuivis jusqu’à l’extérieur de la salle, sous le regard de Louisa Hanoune.

Des habitants de Djelfa ont dénoncé, sur les réseaux sociaux, cette «agression» contre un jeune de la région.

Louisa Hanoune multiplie, ces derniers temps, des sorties qui font polémique. Elle s’attaque souvent à Ali Haddad, président du FCE qu’elle qualifie d' »oligarque ». Elle critique également des ministres qu’elle qualifie de « corrompus ». Mais en dehors de l’ancienne ministre de la Culture, qui a déposé plainte alors qu’elle était toujours en poste, aucun autre ministre n’a poursuivi Louisa Hanoune.

Cette dernière poursuit ses diatribes contre l’entourage du chef de l’Etat. Mais, étrangement, elle épargne Abdelaziz Bouteflika qu’elle continue à soutenir estimant qu’elle soutient « un programme, une démarche » et non un homme. « Je défie quiconque de démontrer que j’ai appelé à voter pour Abdelaziz Bouteflika lors des dernières élections présidentielle », a-t-elle dit récemment en direction de ceux qui lui reprochent son soutien au chef de l’Etat. Louisa Hanoune était candidate du Parti des Travailleurs lors des dernières présidentielles. Elle était la seule candidate à reconnaître les résultats du scrutin. « Les Algériens ont voté pour la stabilité », avait-elle indiqué entre autres.

 

Essaïd Wakli

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