La Pharmacie Centrale des Hôpitaux (PCH) veut rassurer les malades : il n’y aura pas de pénuries de médicaments, au moins, jusqu’en 2016.

C’est ce qu’a affirmé, aujourd’hui 31 août, son directeur général, le Dr Chérif Delih, dans une déclaration à l’APS :

Les hôpitaux ont versé préalablement 50% du montant des médicaments, ce qui permettra à la PCH d’assurer la disponibilité de ces produits vitaux à long terme et même un stock pour certains d’entre eux d’une durée de 3 à 6  mois.

Le DG impute cette nouvelle situation de disponibilité du médicament aux mesures prises par l’Etat l’année dernière. Il s’agit, entre autre, de l’effacement des dettes de la Pharmacie Centrale, estimées à l’époque à près de 30 milliards de DA. Les autorités ont également offert à PCH une enveloppe financière de 3,9 milliards de dinars.

Par ailleurs, le nouveau statut de cette entreprise lui permet désormais de lancer des appels d’offre trimestriels ou lieu d’annuels, a encore indiqué Delih. Pour rappel, les hôpitaux algériens ont connu dans un passé récent des pénuries de médicaments de première nécessité pour des malades atteints de pathologies graves comme le sida ou le cancer.

En outre, le Dr Delih a indiqué que la pharmacie centrale des hôpitaux opte automatiquement pour le médicament local même s’il est moins cher ailleurs :

La PCH préfère le produit local bien que ses tarifs soient élevés de 25% par rapport au produit étranger.

Avant d’ajouter :

On préfère l’insuline produite par le groupe Saidal par rapport à celle proposée par le groupe émirati Julphar à un prix inférieur.

L’hôpital se trouve donc sauvé. Mais quid des pharmacies de ville, dans lesquelles l’Algérien moyen peine à trouver certains médicaments ?

Elyas Nour