L’étiquetage en langue arabe des produits importés a coûté à l’Algérie, en 2016, quelques 584,175 millions d’euros (6500 milliards de centimes). C’est ce qu’a indiqué, hier, le ministère du Commerce, suite à une évaluation de cette mesure entrée en vigueur en 2009.

Les cadres de ce département ministériel ce sont basés sur un coût de 3000 euros pour l’étiquetage des produits d’un conteneur. En huit ans donc, c’est-à-dire depuis l’instauration de cette obligation d’étiqueter en langue arabe les produits importés, l’Etat a perdu près de cinq milliards d’euros. Pour dire que certaines mesures démagogiques sont prises sans étudier leur impact.

C’est dans cette optique que le ministère du Commerce a annoncé que cette opération se fera désormais sur le territoire national. «L’instruction a pour objet de permettre aux opérateurs économiques de réaliser l’étiquetage en langue arabe sur le territoire national au niveau de leurs locaux ou dans les installations spécialisées d’une entreprise tierce», a-t-on indiqué dans une note transmise aux différentes directions du commerce. Sont évidemment exclus «les produits alimentaires préemballés périssables».

Selon l’évaluation faite par le même ministère, en réalisant l’étiquetage sur le sol national, le coût annuel ne sera que de 84 millions d’euros, soit sept fois moins.

Elyas Nour