Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs M. Mohamed Aïssa a réagi à la polémique née de la publication du prédicateur salafiste Ali Ferkous. Le responsable a insisté sur le fait que la réaction de l’Etat se traduira par l’application de la loi et non à travers des communiqués. M. Aïssa a souligné des propos dangereux résultant du sectarisme de ce courant religieux dont la pensée a provoqué la tragédie des années 1990.

La publication du prédicateur salafiste affilié au courant wahhabite Mohamed Ali Ferkous continue d’alimenter la polémique faisant réagir les autorités. Il faut dire que ce qui a été publié sur le site internet de cheikh Ferkous revêt une certaine dangerosité, dans la mesure où il écarte carrément des pans entiers de la société de ce qui est communément appelé dans le jargon des théologiens : Ahlu

Sunna Waljama’a,  désignant les sunnites en général.

Dans sa diatribe intitulée : courant d’Ahlu Sunna Waljama’aet partisans des passions, Ali Ferkous excommunie quasiment, les militants des droits de l’homme, ceux des droits de la femme, les protestataires, les grévistes, les soufis ainsi que certaines formations politiques se réclamant du salafisme. Très subtilement, il les associe aux impies en les qualifiant d’innovateurs « ahl el Bidaa ».

Apparemment, ce texte n’a pas plus en plus haut lieu. Le cour

roux des autorités s’est manifesté de façon très claire. Et cela s’est traduit par une réaction du ministre des Affaires religieuses qui a signifié depuis la wilaya de Relizane, où il effectuait une visite de travail, que « l’État va faire face aux idées du courant sectaire dont se réclame Ali Ferkous. Des idées qui peuvent diviser la société », soutient-il, soulignant que la publication de Ferkous prouve, si besoin est, que le co

urant dont se réclament les partisans de cette idéologie est un courant sectaire.

« Cette idéologie est celle-là même qui a engendré le courant de pensée qui a précédé la décennie des années 1990. C’est celui-là même qui a

été à l’origine de la tragédie des années 90 », a-t-il encore soutenu, rétorquant, que «  la réaction du ministère des Affaires religieuses et celle de l’État ne se traduiront pas à travers des communiqués, mais en ayant plutôt recours à la justice à travers les lois de la république ».

Le ministre a également fait savoir que les services de son ministère recenseront toutes les mosquées où ce type de discours est inséminé pour que leurs auteurs répondent de leurs actes devant la justice.

https://www.youtube.com/watch?v=xdsY98_JkPQ

Vidéo. Réponse de Mohamed Aïssa à Ali Ferkous / « Votre courant a engendré la décennie noire »
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