Non, l’Algérie n’investira pas aux USA 260 milliards de dollars jusqu’à 2020 ! /Les ratages américains du FCE

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En visite aux Etats-Unis, les dirigeants du FCE ont donné l’impression d’aller à la conquête de l’ouest. Ali Haddad, qui a accompagné le ministre de l’Industrie, Abdesslam Bouchouareb, et une délégation d’hommes d’affaires, a installé une cellule locale du FCE à Los Angeles.

L’information peut être banale. Mais dans le sillage de cette visite, certains médias américains ont rapporté que les hommes d’affaires algériens, venus visiter les usines de voitures de Détroit, allaient investir plus de 260 milliards de dollars jusqu’à 2020 ! Une information totalement infondée qui a alimenté l’incompréhension des journalistes américains. La raison est très simple : les hommes d’affaires algériens ne peuvent disposer d’une telle somme à investir en dehors du pays. Puis, ils ne disposent même pas de suffisamment de savoir-faire pour pouvoir exporter quoique ce soit. Un coup d’épée dans l’eau. Et un malentendu qui va jeter le discrédit sur l’Algérie.

Pour illustrer cet amateurisme des hommes d’affaires algériens, y compris ceux du FCE, c’est cette absence d’une stratégie de communication. Les amis de Ali Haddad n’ont toujours pas acquis suffisamment de réflexes pour moderniser leur communication avec leurs parteanires. Ils sont incapables également de faire de même pour la gestion de leurs propres entreprises. La preuve est qu’ils restent généralement tributaires des soutiens publics dans leurs investissements.

Autre ratage des hommes du FCE : ils sont allés prospecter des secteurs peu porteurs, à l’image de l’automobile. Car s’ils restent leaders mondiaux dans le domaine, les Américains ne sont plus les gros producteurs de l’automobile. Mieux que cela, l’éloignement géographique pousse les entreprises américaines à créer des joint-ventures avec des sociétés européennes pour s’installer en Europe. Le marché algérien ne peut donc les intéresser à ce niveau. Ils préfèrent y vendre des voitures fabriquées en Europe. Au final, le voyage américain du FCE ressemble beaucoup plus à un ratage qu’à autre chose.

Essaïd Wakli

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