Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique compte lancer prochainement un championnat de football inter-universitaires, garçons et filles. C’est ce qu’a indiqué le premier responsable du secteur, Tahar Hadjar, qui s’exprimait à l’endroit des représentants syndicaux estudiantins sur la relance du sport universitaire.

Le ministre a indiqué qu’une «réflexion est en cours pour relancer les sports universitaires qui peuvent servir l’activité sportive nationale à l’instar des années 1970». Toutefois, au delà des effets d’annonce, il va falloir tout reconstruire à la base. Les universités n’ont en effet même plus d’espaces dédiés au sport ouvert. La Fédération algérienne des sports universitaires (FASU) se contente de recenser les sportifs, affiliés à des clubs, qui font des études universitaires pour les envoyer participer aux Jeux mondiaux universitaires. Il y a eu même des cas où les sportifs envoyés ne sont pas des universitaires.

A cet effet, il est envisagé, dans un premier temps, «d’organiser des championnats régionaux de football pour les deux genres», a signalé Hadjar, avant de rappeler que la compétition en question «regroupera l’ensemble des établissements universitaires au nombre de 107 au niveau national».

Il faut noter que des dizaines de sportifs sont contraints de faire un choix entre leurs études et le sport, en raison de l’absence de centre de préparation dans les universités et d’un programme aménagé pour les sportifs d’élite. En 2008, des volleyeuses algériennes ont été obligés à refaire leur année universitaire parce qu’au moment des examens (3e trimestre), elles représentaient l’Algérie aux Jeux olympiques de Pékin (Chine). C’était des athlètes de l’équipe nationale de volley-ball.

Elyas Nour