L’ancien Premier ministre français, Jean-Pierre Raffarin, n’a pas caché sa satisfaction au sujet la visite de François Hollande en Algérie. Raffarin, qui a accompagné François Hollande en Algérie, en sa qualité de chargé de mission sur les relations économiques franco-algériennes, a estimé que les contrats signés à l’occasion de cette visite « notamment celui de Renault et celui de Sanofi, sont très satisfaisants ». « Il y a aussi de nombreux projets de PME. Il faut toujours rappeler que le développement de l’Algérie est l’intérêt de la France. Ce sont des partenariats équilibrés », a-t-il analysé dans une interview accordée à l’hebdomadaire français Le Journal de Dimanche (JDD).

Jean-Pierre Raffarin a assuré, en outre, que l’usine d’assemblage qui sera construit en Algérie servira aussi les intérêts de la France car « cette usine Renault, destinée au marché local et régional, utilisera aussi des pièces détachées produites en France. Les constructeurs automobiles français n’ont pas d’autre choix que d’être mondiaux », a-t-il expliqué. Concernant le discours de François Hollande devant le parlement algérien, Raffarin considère qu’il va « dans le sens de l’Histoire ». « Ce n’est pas de la repentance ni des excuses, mais la recherche de la paix de toutes les mémoires. Je pense qu’au XXIe siècle, pour bâtir ce qu’il y a de commun dans nos deux destins, il nous faut cette paix », a-t-il affirmé avant de souligner que « la polémique ne sert ni l’amitié des peuples ni les relations internationales. Ce discours visait à un équilibre entre les différentes mémoires ».