Après avoir été classée dans les dernières places de la plupart des classements concernant les climats d’affaires, l’Algérie semble enfin vouloir se détacher de sa réputation. Le gouvernement entend créer les conditions d’une facilitation de l’acte d’investir pour donner envie aux entrepreneurs algériens de persister dans leur travail.

L’Algérie détient un climat des affaires qui »reste peu favorable faute d’un cadre de coordination, de suivi et d’évaluation adéquat », a reconnu lui-même le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’Investissement, Chérif Rahmani. Il faut dire que les rapports mondiaux ne cessent de tirer la sonnette d’alarme, et les entrepreneurs de se plaindre des obstaclesLa qu’ils rencontrent dans leur quête d’entreprendre.

Le gouvernement a promis un vent frais dans le climat des affaires, en mettant en place des réformes des procédures administratives en vue de simplifier l’acte d’entreprendre, et d’un comité chargé de l’amélioration de l’environnement des affaires en Algérie. Ce comité prendra des décisions concrètes pour progresser dans le prochain classement « doing business » de la BM, a précisé le ministre. Ajoutant que « le classement de l’Algérie à cette position n’est pas de son niveau en comparaison avec des économies similaires. »

De 150e à 152e économie, l’Algérie ne cesse de chuter

Toutefois le classement Doing Business publié chaque année par la Banque Mondiale, n’est pas à prendre à la légère, il détaille chaque étape nécessaire pour investir dans le pays. Indépendamment des autres pays, le bilan de l’Algérie n’est pas très positif. Le classement de Doing Business n’avait pas été très clément avec le climat d’affaires algérien ces dernières années. Pour 2013, il classe l’Algérie à la 152 e place sur 185 économies. Malheureusement, la situation ne s’arrange pas avec le temps, puisque depuis l’an dernier elle a perdu deux places dans le classement, car en 2012, elle détenait la 150e place. Le rapport Doing Business souligne de nombreux freins, dont, par exemple : le montant d’imposition reste élevé, au total, il est estimé à 72% du bénéfice brut, ce qui vaut un au climat d’affaires algérien, un très mauvais classement (170). Doing Business souligne également la difficulté de lancer une nouvelle entreprise. En Algérie les procédures sont bien plus nombreuses (14 procédures) et les délais plus longs (25 jours) que la moyenne dans le monde. Le travail à faire dans l’amélioration des conditions d’entrepreneuriat concerne donc tous les domaines, du premier investissement au dernier.

La rédaction avec APS

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