C’est une pratique courante dans le pays. Plusieurs personnes procèdent au «blocage» de leurs compteurs électriques, pendant plusieurs jours, avant de le remettre en marche à la veille du passage des agents de la Sonalgaz, chargés de relever les consommations de leurs clientèles. Un comportement qui nuit énormément à l’entreprise nationale qui enregistre chaque année un manque à gagner important.

Cela est dû, en partie, il faut le dire, au silence et à la complicité quelque fois, de certains employés de cette entreprise. Pour y remédier, les responsables de la Société de distribution du Centre (SDC), une filiale de la Sonalgaz, ont signé une convention avec l’université de Boumerdès «pour la réalisation de compteurs intelligents qui intègrent la fonctionnalité de la télé-relève, ou relève à distance, d’une masse importante d’informations», comme l’a déclaré le PDG de SDC, Yacine Rédha Redouane, dans un article paru dans l’édition d’aujourd’hui du quotidien El Watan. «15 chercheurs algériens travaillent sur ce projet qui est maintenant à 80% de sa réalisation. Ce compteur sera à 100% algérien», a-t-il également signalé avant d’ajouter qu’un projet similaire, en ce qui concerne des compteurs de gaz, sera réalisé avec l’université de Bab Zouar.

Ainsi, dans un proche avenir, les «tricheurs» de tous bords auront des difficultés pour faire baisser leurs factures. S’il y a réellement des familles démunies qui n’arrivent pas à payer leurs consommations en électricité, certaines personnes, tout à fait aisées, des commerçants dans certains cas, procèdent également au «blocage» de leurs compteurs, ou carrément à l’installation de «compteurs pirates» qui ne sont pas identifiés au niveau de l’entreprise. Ces derniers se font généralement avec la complicité de certains employés ou sous-traitants de la Sonalgaz.

Elyas Nour