L’accord passé entre le constructeur français Renault et le gouvernement algérien n’a pas encore livré tous ses secrets. Et la clause portant sur l’exclusivité est encore plus opaque que tout le reste du contrat.

Après avoir « crié » sur tous les toits que le constructeur français avait eu un droit d’exclusivité de fabrication des véhicules de tourisme sur 3 ans, les responsables du ministère de l’Industrie sortent une toute autre version. Selon le journal El-Watan, seule la Société nationale des véhicules industriels (SNVI, partenaire algérien de Renault) est concernée par cette clause. Les autres partries ne sont donc pas tenues de respecter cette exclusivité qui va à l’encontre de la Loi sur la concurrence qui interdit, justement, les monopoles.

Le débat autour de la question a été relancé suite à la signature d’un récent accord entre le groupe Dahli et le constructeur chinois Faw pour la construction de véhicules chinois en Algérie. Interrogé sur cette question, le patron du groupe algérien avait affirmé, avec prudence, qu’il n’est pas au courant de cette clause.

Pourtant, plusieurs marques de voitures comptent installer des usines dans le pays. Mais cette clause qui permet à Renault de jouir d’une exclusivité sur la production de véhicules de tourisme les en empêche.

Les autorités, par la voix notamment de Amara Benyounès, ont indiqué que la première voiture de marque Renault Symbol sortira de l’usine de Oued-tlélat, à Oran, en novembre 2014. Le modèle qui y sera fabriqué est le dernier que commercialise la marque au losange. Le prix n’est pas encore fixé, mais il ne devra pas être très loin de celui que pratique le constructeur actuellement.

Essaïd Wakli

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