Lu sur Le Temps d’Algérie

«A la fin novembre 2013, plus de 2,7 millions de touristes ont visité l’Algérie dont 964 000 étrangers», a déclaré hier le ministre du Tourisme, Mohamed-Amine Hadj-Saïd.

Invité à la Chaîne III de la Radio nationale, le premier responsable du secteur du tourisme a déclaré que le plus grand nombre de ces touristes sont des Algériens résidant à l’étranger.

Reconnaissant que notre pays recèle des potentialités touristiques singulières, il pourrait devenir parmi les meilleures destinations au monde.

Et pour promouvoir le secteur, «des actions sont engagées dans le cadre d’une stratégie dont le premier objectif est de relancer l’activité touristique nationale domestique», a déclaré le ministre.

«Nous considérons que ceci est la base d’un développement parce qu’il n’est pas tributaire des aléas géopolitiques, ni de la saisonnalité ni de la territorialité», a-t-il ajouté.

Il a indiqué qu’en cette saison de tourisme saharien, il a été constaté une affluence notable pour le Sud et le Grand-Sud, vers des wilayas telles que Djanet, Tamanrasset, Béchar ou encore Ghardaïa.

Ceci a, selon lui,  «été rendu possible grâce à la conjugaison de plusieurs facteurs dont, particulièrement, l’action de l’UGTA à travers la signature de plusieurs conventions avec les différentes fédérations des œuvres sociales et les différents opérateurs touristiques».

Suivant la stratégie nationale de développement du secteur, le ministre a souligné que toute d’activité touristique doit être respectueuse des spécificités de chaque région dans le pays-continent qu’est l’Algérie.

«L’investissement touristique doit être diversifié pour répondre aux attentes des touristes nationaux et étrangers. Nous avons un pays vaste et nous devons développer toutes les formes de tourisme pour créer la concurrence et améliorer les prestations de services», a encore lancé le  ministre, qui ajoute que «notre objectif est celui d’adapter les structures d’hébergement à la nature des sites qui les abritent. On ne dormirait pas à Ghardaïa comme on le ferait à Djanet ou à Biskra, chaque wilaya a ses spécificités».

C’est ainsi qu’actuellement les investissements sont orientés vers le respect des spécificités en matière d’aspect architectural et de matériaux de construction.

M. Hadj-Saïd a réitéré, par ailleurs, l’autre priorité de la stratégie nationale de développement de son secteur et qui consiste à privilégier le tourisme domestique considéré comme la «base» de la promotion de la destination Algérie.

Interrogé sur les capacités d’accueil, le ministre a fait état du lancement de 130 projets au niveau des zones d’expansion touristique (ZET) d’une capacité de 130 000 lits.

 Il a indiqué également que 63 établissements publics seront restaurés, dont 8 stations thermales d’envergure nationale, rappelant à ce sujet la rénovation dont ont bénéficié les hôtels El Aurassi (Alger), Les Zianides (Tlemcen), Kerdada et El Kaïd (Bou Saâda).

Toujours dans le cadre de la redynamisation de ce secteur, M. Hadj-Saïd a évoqué la formation et  la mise à niveau du personnel touristique, soulignant, dans ce contexte, la réception, au courant du premier semestre 2014, de l’école d’hôtellerie de Aïn Benian.