La campagne pour la présidentielle du 17 avril a débuté, sur fond de fronde contre la candidature de Bouteflika.

Islamistes et démocrates, vieux apparatchiks algérois et jeunes militants venus en bus de toutes les régions… Les partis et personnalités du Front du boycott ont réussi, vendredi dernier, ce qui ne semblait plus possible à Alger: mobiliser quelque 7000 personnes de tous bords pour parler de politique et scander «Djazaïr Houra Democratia!» («Algérie libre et démocratique!») La veille, autre surprise à Batna, capitale des Aurès, dans l’est du pays: plus de 5000 manifestants ont défilé, jusqu’à faire reculer les policiers, canalisant toute la colère qui gronde depuis des semaines.

À commencer par celle des opposants à un quatrième mandat pour Abdelaziz Bouteflika. Le président sortant, 77 ans, qui ne marche plus depuis son AVC, en avril dernier, est déjà donné grand vainqueur de ce scrutin fermé depuis des mois. La campagne électorale, qui a commencé hier, se fera sans lui. Mais sept personnalités politiques parmi ses plus proches collaborateurs la mèneront en son nom pendant trois semaines où ils assureront plus de 130 meetings. «Les difficultés liées à ma santé ne semblent pas me disqualifier à vos yeux», a-t-il lancé hier dans un message lu en son nom à la télévision d’État. «Vous tenez à ce que je voue mes dernières forces au parachèvement de la réalisation du programme pour lequel vous m’avez, chaque fois, donné mandat.»

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