Boule de neige. Alors que les imprimeurs publics menacent de fermer certains journaux, jugés mauvais payeurs, les grands journaux privés passent à la vitesse supérieure. Emboîtant le pas aux médias publics, certains médias sont en train de revoir à la hausse les grilles des salaires de leurs journalistes.

Les expériences connues jusque-là sont plutôt positives, puisque les journalistes ont vu parfois leurs salaires doubler en quelques mois. Les journalistes du quotidien arabophone El-Khabar viennent, en effet, d’annoncer la conclusion d’un accord entre la direction du journal et le syndicat d’entreprise, portant sur une nouvelle grille des salaires. On apprend de source sûre que les salaires des journalistes d’El-Khabar démarrent, désormais, à partir de 56.000 DA (environs 500 euros) mois pour les débutants. Les rémunérations peuvent atteindre 150.000 DA (1.500 euros, environs) pour les plus anciens. Cela équivaut à plus de 8 fois le salaire minimum.

Au moins 56.000 da par mois

Avant El-Khabar, le journal francophone Liberté a été le premier journal privé à adopter une nouvelle grille des salaires. Cette dernière se situe dans la même fourchette que celles des médias publics.

Dans la foulée, les journalistes d’El Watan vont également bénéficier des mêmes avantages que leurs autres confrères, a-t-on appris de sources internes à la société. Premier journal francophone du pays avec près de 140.000 exemplaires jour, la publication n’a jamais connu de conflit social.

Les journalistes des autres titres de la presse vivent une toute autre situation. Les salaires de la majorité des journalistes ont stagné depuis plusieurs années. Certains d’entre eux touchent des salaires qui ne dépassent guère 25.000 DA (250 euros environ).

Essaïd Wakli

Journaliste, un métier qui paye bien en Algérie
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