Le site Mondafrique poursuit sa série d’enquêtes sur le compte du patron du FLN Amar Saâdani. Un nouvel article a été publié ce samedi 3 mai. Cette fois-ci il concerne les papiers d’identité français d’Amar Saâdani. Il disposerait d’une carte de résidence française de 10 ans. 

Le journaliste Nicolas Beau qui a longuement enquêté sur Amar Saâdani dévoile ce samedi sur le site Mondafrique des  informations sur la carte de résidence d’Amar Saâdani. Le secrétaire général du FLN n’aurait aucun problème pour se rendre en France, car il dispose d’un titre de séjour valable 10 ans. « Le secrétaire national du FLN, Amar Saadani, possède, d’après trois sources policières françaises, une carte de résidence de dix ans à Paris », indique le site d’informations.

Toutefois le journaliste français ne s’étonne pas de cette carte de résidence mais plutôt de la nature de ce titre de séjour, qui semble être une protection voire un passe-droit en France, pour le patron du FLN. « D’après trois sources au ministère de l’Intérieur français, le patron du FLN est inscrit au Fichier National des Etrangers, au numéro 9203214603, comme un immigré quelconque. La demande a été introduite à la Préfecture de Nanterre le 12 avril 2011. Le dossier porte le numéro 9210000000.  Une telle série de chiffres comportant sept zéros indique que la demande de papiers est « signalée » et que le demandeur est un personnage protégé. Ce qui est bien le moins quand on a été, comme monsieur Saadani, le troisième personnage de l’Etat algérien », écrit-il sur le site. Il n’est pas étonnant lorsque l’on est le chef du premier parti politique algérien d’être un personnage protégée. Mais cette situation pourrait être plus complexe d’après le journaliste français. Il s’interroge sur un probable lien entre ces documents et le scandale de corruption de la Générale des Concessions Agricoles (GCA), dans lequel avait été soupçonné Amar Saâdani, d’après le site.

Mondafrique a déjà publié trois articles sur Amar Saâdani, ses biens et son statut en France, et a annoncé que d’autres devaient arriver d’ici dimanche.