A Gaza, même les handicapés ne sont pas épargnés par les bombes israéliennes

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Un foyer pour handicapés a été détruit par l’aviation israélienne samedi matin. Deux résidentes, lourdement handicapées, ont été tuées par les bombes de Tsahal.

Israël ne cesse de répéter que, depuis le début de l’opération « Bordure protectrice », son armée s’efforce de minimiser les pertes civiles dans la bande de Gaza. Tirs de sommation, tracts et appels téléphoniques seraient utilisés pour prévenir les civils de l’imminence d’un bombardement. Pourtant, les correspondants présents sur place rapportent que, en grande majorité, les 162 Palestiniens tués depuis le début de l’offensive israélienne sont des victimes civiles.

Malgré ses professions de foi répétées, Israël ne se donne donc pas la peine de distinguer civils et combattants, violant par là certains principes fondateurs du droit de la guerre. Les avions israéliens frappent des bâtiments civils et tuent des Palestiniens qui ne sont aucunement des combattants du Hamas.

Dernier exemple tragique en date, rapporté par l’hebdomadaire français Le Point : samedi matin, un foyer pour handicapés situé au nord de Gaza a été détruit par les bombes israéliennes. Deux résidentes, Souah Abou Saada (47 ans) et Ola Washahi (30 ans), ont trouvé la mort dans cette attaque. Quatre autres personnes ont été grièvement blessées.

Créé en 1994 à Beit Lahiya, le foyer accueille des personnes souffrant d’un handicap moteur et physique. La fondatrice et actuelle directrice, Jamila Alaywa, a exprimé son immense colère face à cette attaque injustifiée. « Ils ont tiré une roquette qui nous a touchés sans le moindre avertissement », a-t-elle raconté. « Nous n’aurions jamais imaginé que quelque chose comme cela puisse arriver. Il n’y a personne dans la résidence ou autour de nous qui appartient à la résistance », a-t-elle encore assuré.

Éplorée mais déterminée, Alaywa a également lancé un appel à l’aide. « J’espère que le monde entier va m’aider. Je veux reconstruire mon foyer afin d’être en mesure de prendre à nouveau soin de ces gens. Ce sont mes patients », a-t-elle déclaré.