La Coordination nationale pour les libertés et une transition démocratique (CNLTD) se prépare à rendre publique la dernière version de sa plateforme entamée le 10 juin dernier. Une copie de ce projet politique pensé par l’opposition sera également envoyée à la Présidence.

Les opposants réunis sous l’égide de la CNLTD ont fini de peaufiner la plateforme servant de base à leur projet de transition politique. Après la conférence nationale organisée le 10 juin dernier à l’hôtel Mazafran, à Zeralda tous les acteurs politiques qui ont rejoint ce groupe d’opposition ont harmonisé cette plateforme qui se décline en 11 points essentiels pour engager une réelle transition du régime algérien. « Il s’agit d’une vision globale, d’un changement de tout le système pas seulement une transition politique », explique Sofiane Djilali, chef du parti Jil Jadid, l’un des acteurs majeurs de la CNLTD. Ce dernier précise que quelques modifications « de forme » ont été apportées à la plateforme présentée en juin dernier pour éviter  » les redondances, ou alléger les textes « .  » Toutefois les résolutions adoptées restent les mêmes que celles proposées lors de la dernière conférence », indique-t-il.

Ainsi dès la semaine prochaine une copie de ce document sera envoyée à tous les militants et leaders politiques concernés par ce projet, ainsi qu’à la Présidence, première concernée par leurs revendications d’après les membres de la CNLTD. « Nous nous imaginons qu’il y aura un peu de réticence. Mais nous espérons que nous n’aurons pas à faire face à une présidence fantôme, et qu’il reste quelqu’un de censé à la tête de l’Algérie pour nous écouter », estime Sofiane Djilali.

Du côté du RCD, on indique que le projet de cette coordination nationale « sera présenté dès la rentrée sociale. Il sera plus opportun de la rendre public à ce moment-là plutôt qu’en août, un mois où les Algériens ne seront pas très présents », précise Réda Boudrâa, militant au sein du RCD. Pour l’heure les membres de la CNLTD tentent d’organiser des conférences thématiques qui auront lieu à partir de la rentrée de septembre, mais ils restent prudent. Ils craignent des refus de la part des autorités comme ce fut le cas pour la conférence du 21 juillet, qui n’avait pas été autorisée par la wilaya d’Alger. Pour Sofiane Jilali les conférences publiques sont indispensables pour transmettre leur message à la société civile et la faire participer. Même s’il craint des difficultés pour l’organisation de ces rencontres publiques, il promet de maintenir ces réunions. « Si on nous interdit de faire une conférence on la fera dans la rue ! », a-t-il conclu.

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