Dans une interview accordée au quotidien français Le Parisien, le chanteur français d’origine algérienne Enrico Macias a pris publiquement position pour la première fois depuis le début de l’offensive israélienne sur Gaza il y a maintenant plus d’un mois. S’il déplore les victimes civiles, l’artiste de confession juive réitère son soutien à Israël et critique le Hamas.

“Israël ne peut pas se permettre de perdre une bataille, car c’est son existence même qui est en jeu, » a déclaré Enrico Macias, avant de nuancer ses propos. “Des enfants sont pris en otage, et ça c’est dégueulasse. Les victimes, qu’elles soient israéliennes ou palestiniennes, ça me fait mal au cœur. »

Selon lui, c’est le Hamas qui est à l’origine du conflit. “Le peuple palestinien est pris en otage non seulement par l’armée israélienne et ses représailles, mais surtout par les Palestiniens eux-mêmes et le Hamas qui les enferme dans les écoles et les hôpitaux. (…) À partir du moment où des gens veulent diriger un pays, il ne faut pas que ce soit des terroristes,” a-t-il ajouté.

“Israël est une démocratie qui est tout le contraire de raciste”

Enrico Macias, auteur-interprète de “Enfants de tous les pays” (1963) et de “Malheur à celui qui blesse un enfant” (1975), a été élu Chanteur pour la paix en 1980, puis nommé Messager de la paix auprès de l’ONU en 1997.

“Sa musique reflète son engagement actif en faveur des droits de l’homme, de la paix et de la tolérance, et appelle l’attention sur le sort des réfugiés de la planète,” s’était alors justifié l’organisme international. “Né en Algérie, M. Macias a partagé la douleur des réfugiés qui ont perdu leur pays, leur famille et leurs amis, ayant lui-même quitté son pays comme réfugié pour s’installer en France il y a plus de 30 ans, » poursuivait le communiqué, en référence au départ contraint de la famille d’Enrico Macias de sa ville natale de Constantine en 1961 face à l’antisémitisme croissant dans le pays.

De son vrai nom Gaston Ghrenassia, il n’a jamais été autorisé depuis à revenir sur le territoire national, à cause de son attachement déclaré à l’Algérie française, mais sans doute aussi de son soutien à l’Etat d’Israël. Décoré en 2006 par le ministère de la Défense israélien “pour son soutien à l’Etat d’Israël et à son armée tout au long de sa carrière”, il a déclaré en février dernier à la chaîne israélienne i24news qu’à 75 ans il envisageait de bientôt “faire son alyah” et de venir s’installer en Israël. Cette même interview avait suscité la polémique lorsque le musicien avait déclaré : “Les Arabes qui vivent en Israël doivent s’estimer heureux, parce que quand même Israël est une démocratie qui est tout le contraire de raciste.”

Enrico Macias: « Les Arabes qui vivent en Israël… par globereporter

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