Réduction de la durée du Baccalauréat algérien afin qu’il devienne moins stressant, la mise en place d’un Baccalauréat professionnel, annulation de l’examen de cinquième année et son remplacement par un système d’évaluation efficace pour connaître le niveau des élèves et mise sur pied d’académies dans chaque wilaya. Il s’agit là des plus importantes recommandations émises lors de la conférence nationale sur l’évaluation de la mise en œuvre de la réforme de l’école qui s’est déroulée, les 26 et le 27 du mois en cours, au Palais des Nations à Alger.

La conférence nationale sur l’évaluation de la mise en œuvre de la réforme de l’école, qui a vu la participation de nombreux experts, de professeurs universitaires, de syndicalistes et de représentants de la société civile, s’est soldée par plusieurs recommandations visant à améliorer la réforme et à assurer une meilleure qualité de l’enseignement. Parmi les principales recommandations ayant sanctionné cette conférence figure la révision du déroulement de l’examen du Baccalauréat dont la durée devrait être écourtée afin qu’il soit moins «long et stressant», ont souligné des experts.

Le Baccalauréat devrait donc être revu et réorganisé et ce, «dans l’intérêt des candidats». Selon une source proche du ministère de l’Education nationale, la priorité serait de « relever le niveau du Bac et de donner davantage de crédibilité à cet examen qui a été dévoyé à cause de l’instauration de certaines pratiques comme la limitation du seuil des leçons à apprendre ».

Dans ce sens, des participants ont proposé de s’appuyer, à 50%, sur des questions de compréhension générale lors des examens du Bac et de reprendre la feuille d’évaluation continue afin de permettre au bachelier de bénéficier de notes supplémentaires bénéfique pour son orientation universitaire. Les intervenants ont, par ailleurs, mis en exergue la nécessité d’instaurer un Baccalauréat professionnel.

Concernant l’examen de fin du cycle primaire (ex-6ème), il sera supprimé et remplacé par un système d’évaluation à même de déterminer le niveau et les aptitudes de chaque élève (lecture, écriture et calcul), au terme de cinq années d’études, sans pour autant devoir passer une épreuve. Le suivi permanent des élèves en primaire devrait être, selon les conférenciers, une stratégie à adopter dès la première année fondamentale, a-t-on souligné.

D’autre part, plusieurs experts ont, dans l’atelier sur le cycle primaire, mis l’accent sur la nécessité de la prise en charge de la santé de l’enfant, notamment sur le plan psychologique dans la mesure où le cycle primaire marque les premiers pas de l’enfant dans le monde scolaire et de l’acquisition de la connaissance.

Nourhane S.