Les services de sécurité essayent, tant bien que mal, d’assurer la gratuité des plages. C’est ce qu’a affirmé, mardi soir, le chef d’état-major du groupement d’Alger de la Gendarmerie nationale, Mokhtar Zeroual, lors d’une conférence de presse.

Celui-ci a indiqué que «les gendarmes affectés dans 29 des 70 plages ouvertes à la baignade dans la capitale, jouent au chat et à la souris avec les jeunes qui cherchent à louer des accessoires (parasols, tables, chaises…)». En fait, ces jeunes ne se contentent pas de louer des accessoires. Ils forcent chaque estivant à «payer» sa place. Ce qui fait que les plages sont, de fait, devenues payantes.

Les autorités ont assuré, à la veille de la saison estivale, que l’accès aux plages est gratuit. Pour mettre en pratique cette décision, la Gendarmerie nationale s’est mobilisée en force. «Quand les gendarmes sont là, ces jeunes disparaissent, mais quand les gendarmes se déplacent, ils reviennent à la charge, un peu comme les vendeurs à la sauvette», a déclaré cet officier.

Rappelons qu’il y a quelques jours, des loueurs de parasols sur une plage à Jijel ont saccagé une station d’épuration polluant le site, ceci par représailles à l’intervention des services de sécurité qui les ont chassés.

Mokhtar Zeroual a affirmé, par ailleurs, que «le citoyen ne se laisse pas faire», en témoignent les échauffourées qui ont éclaté récemment à la plage Kheloufi de Zeralda, lorsque des jeunes ont voulu faire payer leurs places à des estivants venus de Blida. Ces derniers ont riposté de la manière la plus énergique.

Le premier responsable du groupement d’Alger rappelle aux estivants le numéro vert de la gendarmerie, le 10-55, pafin de signaler d’éventuels dépassements sur les plages algéroises.

Elyas Nour