Le site Internet «ahmedbensaada.com» a publié un appel de dénonciation des dispositions de l’article 51 du projet de révision de la constitution signé par des élites intellectuelles et scientifiques de la diaspora algérienne. Cette initiative s’inscrit dans le sillage de la mobilisation initié par les associations d’Algériens établis à l’étranger.    

Des universitaires, des ingénieurs, des avocats, des banquiers, des architectes et tant d’autres « cerveaux » ont dénoncé avec force ce qu’ils perçoivent comme une injustice à l’égard d’une partie des enfants de l’Algérie. Dans la même logique de l’action menée récemment par douze associations d’Algériens établis en France, cet appel-pétition se base sur une lecture des textes constitutionnels reflétant «des contradictions flagrantes avec les dispositions de l’article 51».

Les signataires relèvent que l’article 24 bis stipule que «l’État veille à la sauvegarde de l’identité des citoyens résidant à l’étranger, au renforcement de leurs liens avec la Nation, ainsi qu’à la mobilisation de leur contribution au développement de leur pays d’origine» pour souligner la contradiction flagrante avec le contenu de l’article 51.

Sont également évoqués les articles 29, 31 ter, et 61 pour prouver que l’article 51 est en totale contradiction avec l’esprit même de la constitution algérienne qui «loue les principes d’égalité devant la loi, d’indivisibilité du territoire et du peuple et d’égalité des langues et des sexes».

«Nous, pensons que l’article 51 est discriminatoire  envers une frange de notre peuple», disent-ils, «car il en fait des citoyens qui ont les mêmes devoirs que les autres, mais non les mêmes droits», peut-on notamment lire dans la pétition.

«Étant convaincus que le principe d’égalité des citoyens devant la loi est un principe universel des droits fondamentaux de l’homme et qu’il doit être constitutionnellement enchâssé, nous demandons l’abrogation pure et simple de l’article 51», affirment enfin les signataires.

M. Mansour

 

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