Une prouesse technologique est en cours de réalisation par une équipe de chercheurs algériens en partenariat avec l’université japonaise d’Hirosaki. Une nouvelle technique de production de silicium a été mise au point dans le cadre du programme « Sahara Solar Breeder » (SSB) consacré à l’innovation dans le domaine de l’énergie solaire.

Ce projet, chapeauté par le professeur japonais Kenji Itaka et auquel participe l’Universités des sciences et de la technologie d’Oran et de Saïda et l’Institut de recherche en énergie renouvelable d’Adrar ainsi que l’agence japonaise de coopération internationale JICA et l’agence japonaise de science et de technologie JSTA, en collaboration avec sept autres universités, a pour ultime objectif de «trouver des solutions aux contraintes liées à l’implantation de centrales électriques en milieu saharien et de connecter efficacement ces centrales au reste du pays à travers un réseau de câbles supraconducteurs». Le projet vise également à assurer une autonomie de production de ces panneaux récepteurs grâce à une abondance de sa matière première principale, le silicium, dont regorge le sable et la roche du gisement de la région de Sig (Mascara).

Ce projet ambitieux commence à voir se concrétiser les premiers résultats avec l’installation prochaine d’un nouvel équipement au profit de l’Université des sciences et de la technologie d’Oran Mohamed Boudiaf (USTO-MB). Quatre chercheurs algériens ont bénéficié d’une formation au Japon, en intégrant l’équipe qui a conçu ce nouveau type de panneau photovoltaïque qualifié de révolutionnaire et dont l’introduction est prévue pour bientôt en Algérie.

« Le futur équipement attendu par l’USTO-MB se distinguera par une meilleure performance, offrant un niveau inégalé de pureté de silicium », selon les propos du professeur Stambouli, l’un des participants au dernier atelier de travail international sur le programme SSB, tenu du 21 au 24 février à l’Université de Tsukuba (Japon).

Le programme « Sahara Solar Breeder » (SSB) est considéré actuellement comme un modèle dans le domaine du transfert technologique.

M. Mansour