Un exercice de simulation d’une opération de secours, mettant en scène une situation de catastrophe après un séisme,  a été exécuté par le détachement de renforts de l’unité centrale de la protection civile de Béjaïa. Il faut croire que les institutions compétentes se préparent pour faire face à des situations de crise majeures.      

Environ 70 éléments de la protection civile, membres du détachement de renforts de l’unité centrale de la protection civile de Béjaïa, ont exécuté à Oued Ghir, 10 km à l’ouest de Béjaïa, une simulation d’une situation de crise consécutive à un tremblement de terre de forte intensité. L’objectif de la mission : repérer les défaillances et les carences dans le dispositif de secours.

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Des exercices de ce genre sont organisés de plus en plus fréquemment suggérant que la protection civile se prépare à des situations de crises majeures dans les régions les plus sismiques du pays. Ces manœuvres interviennent quelques jours après la série de tremblements de terre observés dans la wilaya de Médéa.

Notons également que la cadence des séismes a connu une évolution importante, poussant le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG)) à plancher sur la mise en place d’un réseau d’alerte rapide et une cartographie «officielle détaillée» pour évaluer les dangers des séismes en Algérie, et dont le nombre est estimé à 1 400 par semaines.

La sismicité de l’Algérie vient de sa situation au point d’impact entre les plaques africaine et eurasienne. Toute la partie côtière du pays est fortement sismique. Les Hauts Plateaux comportent moins de risques, alors que celui-ci est quasiment nul dans le Sahara algérien.

M.M.