Près de 4000 hectares de couvert végétal partis en fumée (Illustration). AFP/CRISTINA QUICLER
Près de 4000 hectares de couvert végétal partis en fumée (Illustration). AFP/CRISTINA QUICLER

En tous 3906 hectares de couvert végétal sont partis en fumée depuis le début du mois de juin. Quelque 643 incendies ont été recensés dans plus d’une quarantaine de wilayas. Parmi toutes ces régions touchées, la wilaya de Tizi-ouzou est celle qui a subi le plus de dégâts.

Les chiffres communiqués hier par le directeur de la protection du patrimoine forestier au niveau de la Direction générale des forêts (DGF), M. Abdelkader Benkira, en marge d’une visite de travail à Médéa, ont donné un aperçu sur l’étendu de la catastrophe provoquée par les 643 incendies qui ont ravagé quasiment toutes les wilayas du pays depuis le début du mois de juin. Ainsi, ce sont quelques 928 hectares de forêts, 1409 hectares de maquis et 1570 hectares de broussailles qui ont brûlé dans 40 wilayas.

Comme le montrent les statistiques rendues publiques hier, ces incendies ont fait des dégâts à des degrés divers dans plusieurs régions. Toutefois, la wilaya de Tizi-Ouzou reste la plus touchée avec 1202 hectares de couvert végétal, détruits, suivi par la wilaya de Bejaia, avec 668 hectares et Médéa avec 457 hectares de couvert végétal partis en fumée.

Par ailleurs, M. Benkira a fait savoir que le facteur humain «est l’un des principaux responsables de ces incendies». Selon lui, la plupart d’entre eux sont dus à des actes d’incivisme, à l’inconscience de certains citoyens ou parfois, de façon volontaire.

Rappelons que la responsabilité de la lutte est déléguée à la protection civile. L’administration forestière, pour sa part, est en charge des opérations de prévention et d’aménagement ainsi que, souvent, de la première intervention. Malgré l’augmentation et l’amélioration des moyens de lutte, les incendies de forêt sont de plus en plus nombreux. Cet état de fait serait notamment imputable à des politiques publiques focalisées surtout sur la lutte et non sur la prévention.