Le ministre de l’Agriculture, Abdelkader Bouazgui , a indiqué, hier, à Mostaganem, que l’Algérie est sur le point d’atteindre l’autosuffisance en produits agricoles et que tous les moyens et les conditions sont favorables pour atteindre cet objectif. Des déclarations pour le moins en décalage avec la réalité d’un pays qui importe une grande partie de son alimentation.

« Nous sommes sur le point d’atteindre l’autosuffisance en produits agricoles concrétisée entre 70 et 75 % et nous allons parvenir à 100 % », a déclaré le ministre qui donnait le coup d’envoi des festivités officielles célébrant la Journée mondiale de l’alimentation et la Journée nationale de vulgarisation agricole abritées par la wilaya de Mostaganem.

Intervenant à l’université de Mostaganem, le ministre s’est dit convaincu que des investisseurs ont fait de l’agriculture une base et un moyen pour contribuer à la croissance économique, signalant que la valeur de la production agricole en Algérie est passée de 500 milliards DA en 2000 à 3.000 milliards DA actuellement.

« Ceci est une preuve d’existence d’une réelle richesse dans notre pays », a affirmé M. Bouazgui, précisant que l’importation se limite aujourd’hui à trois ou quatre produits dont le blé, le lait et parfois les viandes.

« Ce qui a été réalisé et les résultats obtenus à ce jour par le secteur de l’agriculture est une véritable révolution qui a eu un impact positif en termes de produits agricoles », a indiqué le ministre, soulignant que le monde rural qui était à l’origine de l’exode vers les villes est aujourd’hui plus productif et dynamique grâce aux sommes importantes débloqués pour être injectées dans le secteur agricole.

Abdelkader Bouazgui a indiqué que la politique de bonne gouvernance, décidée par le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, à travers tous les programmes réservés à l’agriculture depuis 2000, visent un seul objectif réaffirmé par le plan d’action du Gouvernement actuel qu’est le développement rural et l’autosuffisance.

Cette tendance est orientée vers l’encadrement, la facilitation, l’accompagnement et le soutien de toutes les initiatives et les investissements visant l’extension des terres agricoles, les périmètres irrigués, la diversification du produit agricole et l’exportation du surplus en cas d’autosuffisance, a-t-il résumé.

Au delà des belles paroles, le fait est que l’Algérie demeure un gros importateur de produits alimentaires. A titre d’exemple, en matière de blé, un produit hautement stratégique, notre pays a importé pour les quatre premiers mois de l’année en cours, 232 770 tonnes de blé de France.

L.R.

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