La relance du cinéma en Algérie est au centre des politiques des ministres qui se sont succédé au ministère de la Culture depuis plus de vingt ans. Aujourd’hui encore, les responsables du secteur cherchent à rouvrir les salles de cinéma fermées depuis longtemps.

pour ne rester que dans cet aspect là, et les moyens d’animer celles en activités. L’actuel patron du département de la Culture, Azzeddine Mihoubi, a annoncé jeudi que désormais les 80 salles existantes seront gérer par l’AARC (Agence algérienne pour le rayonnement culturel) et non l’ONCI (Office national de la culture et de l’information).

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Le ministre a reconnu, à cet effet, que l’ONCI a «failli» dans sa mission d’animer les salles obscures. D’ailleurs, Mihoubi a signalé qu’une réunion se tiendra «dans une semaine» pour «examiner» les voies et moyens de leurs relances.

Celui-ci a même annoncé que des négociations vont être menées dans un proche avenir avec des «distributeurs de films européens et arabes». Certaines salles, ajoute-t-il, vont carrément être confiées à des clubs locaux de cinéma. Que fera, par contre, le ministère vis-à-vis des salles fermées depuis des années ?

A ce sujet Mihoubi n’en dira pas un mot. Il y a deux ans, le ministre a affirmé que 95% des salles existantes (près de 400 salles) sont «fermées et non exploitées». La majorité d’entre elles sont des propriétés des communes. Le département de la Culture, sous Khalida Toumi, a tenté de les récupérer mais en vain. Depuis, ces dizaines de salles sont toujours fermées.

Elyas Nour