Un communiqué du FLN, rendu public ce samedi, a indiqué que Djamel Ould Abbès est actuellement au repos après le malaise qu’il a eu. Le même communiqué a souligné le fait que « le secrétaire général du FLN n’a fait aucune déclaration », en allusion à la dépêche de l’APS ayant annoncé sa démission.  

« Le secrétaire général du FLN, le docteur Djamel Ould Abbes, affirme qu’il est en période de repos après le problème de santé dont il a été victime », affirme le parti dans son communiqué, ajoutant qu’Ould Abbès «n’a fait aucune déclaration ».

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Pourtant, une source qualifiée d’"officielle" avait confié à l’agence de presse étatique que le patron du FLN Djamel Ould Abbès a déposé sa démission après un malaise nécessitant un congé de longue durée. L’APS n’a pas cité le nom de cette énigmatique source, nourrissant toutes les spéculations.

Après le putsch à l’APN et l’évincement de son président, Saïd Bouhadja, en usant de procédés aussi violents qu’illégaux, voila que la crise se délocalise au sein même de l’interface politique du régime. Rappelons qu’Ould Abbès était l’un des artisans de ce putsch et qu’aujourd’hui c’est lui qu’on tente de dégommer.

En tout cas, les perspectives paraissent encore plus incertaines à quelques mois des élections présidentielles. Il va sans dire que cet énième épisode est intimement lié à la suite des événements dans le cadre de ce qu’on a appelé une lutte des clans à l’approche de l’ultime rendez-vous électoral.

L’opacité qui caractérise le régime est devenue encore plus épaisse ces six dernières années notamment à cause de l’absence prolongée du président de la République. On est même arrivé à s’interroger sur « qui dirige le pays ». Ce chaos généralisé a été exacerbé par l’absence d’un candidat de consensus (selon les critères du régime), tout cela dans une conjoncture marquée par une crise économique très grave.