Les cours du pétrole continuent de baisser et risquent de glisser sous les 50 dollars le baril. Pour l’Algérie, c’est un scénario catastrophe, mais un scénario qui risque de devenir une réalité d’ici peu.

Pour sa dernière séance de cotation avant la fermeture des marchés pour Noël, le baril de Brent de mer du Nord -la référence européenne- pour livraison en février a dévissé de 6,2% et plus de 3 dollars pour terminer la séance à 50,49 dollars, son plus bas depuis août 2017.

Dans le même temps, le baril de “light sweet crude” texan (le WTI) pour même échéance de livraison perdait 6,7% à 42,38 dollars, son plus bas en clôture depuis août 2016 (il était brièvement descendu plus bas, en séance, le 21 juin 2017). Depuis leur plus haut annuel de 3 octobre dernier, les barils de Brent et de WTI cèdent respectivement 41,8% et 44,4%.

Cette tendance baissière risque de devenir problématique étant donné que la loi de finances 2019 a été confectionnée sur la base d’un baril de pétrole à 50 dollars. Un baril qui glisserait sous le prix de référence ne laissera aucune marge de manœuvre à un gouvernement qui impose des interdictions sur l’importation, mais importe au même niveau qu’avant en puisant dans des réserves de change qui se réduisent comme peau de chagrin.  

Plusieurs autres paramètres tels que le déficit pourraient être déréglés. Le rebond spectaculaire des cours du pétrole des mois précédents avait permis une réduction du déficit (4,13 milliards de dollars durant les 11 premiers mois de 2018, contre un déficit de 10,55 milliards de dollars sur la même période de 2017).