Elles ont lancé une nouvelle initiative / Vingt personnalités nationales mettent en exergue les conséquences d’un « coup de force » le 12 décembre

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vingt personnalités, dont des politiques, des universitaires et d’anciens ministres, ont lancé une nouvelle initiative pour éviter au pays de plonger dans l’incertitude. Ces personnalités sont parties du fait que l’entêtement du pouvoir de fait à tenir une élection le 12 décembre prochain, sans prendre en considération l’expression d’une rue bouillonnante, aggravera une situation déjà très compliquée.      

L’initiative lancée hier mardi se base sur le principe de sortie de l’impasse politique dans laquelle se trouve le régime à travers une solution négociée. La rhétorique employée est plus policée, dans la mesure où l’initiative convoque la nécessité d’un dialogue sincère, mais également d’un consensus.

«La prochaine échéance présidentielle n’est concevable que comme le couronnement d’un dialogue aboutissant à un consensus», peut-on lire dans la déclaration rendue publique.

Notons que la déclaration n’est pas allée avec le dos de la cuillère en ce qui concerne le diagnostic de la situation. Selon les signataires, dont Taleb-Ibrahimi, Abdenour Ali-Yahia, Ahmed Benbitour, Ali Benmohamed (ancien ministre de l’Éducation), Abdelaziz Rahabi, Noureddine Benissad, des syndicalistes et des enseignants universitaires et chercheurs, le scrutin que le pouvoir de fait veut imposer, n’est qu’une «tentative » de «passage en force».

Ils remettent également en cause, tous les instruments, crées à la hâte, par le pouvoir pour faire passer son élection présidentielle. Il s’agit notamment de la commission de Karim Younes et de l’instance de Mohamed Charfi sévèrement critiquées par les signataires.

«Le pouvoir n’a trouvé d’autre issue à sa crise chronique que de tenter, au nom de la légitimité constitutionnelle, un passage en force vers des élections, et de persister en imposant sa main de fer pour consolider sa tutelle permanente sur le peuple», soulignent-ils.

Face à un pouvoir qui glisse de plus en plus vers la violence la répression et l’État de non-droit, les signataires mettent en exergue la nécessité de maintenir la dynamique du mouvement populaire, qui selon eux, est la seule capable de garantir un réel changement du système.