Cela fait bientôt une semaine que le journaliste, Abdelsamiaa Abdelhaï, emprisonné à Tébessa depuis 14 mois, est en grève de la faim. L’homme, malade et affaibli, vit une situation des plus délicate.

Inquiète, la Ligue algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme alerte les autorités sur la situation du journaliste. La LADDH interpelle « les autorités sur le respect de la présomption d’innocence et pour remettre en liberté le journaliste, en détention provisoire depuis août 2013 à la prison de Tébessa ». « Cette liberté n’empêche pas la tenue d’un procès », soutient la LADDH.

La justice reproche à Abdelsamiaa Abdelhaï d’avoir organisé la fuite de Hichem Aboud, ancien directeur des journaux Mon Journal et Jaridati vers la Tunisie, alors qu’il est interdit de quitter le territoire national.

Les faits peuvent s’avérer graves. Mais les juristes demandent la tenue du procès du journaliste ou sa mise en liberté en attendant le procès. « Une détention provisoire n’est pas justifiée », défend son avocat.

Abdelhaï a décidé d’observer, depuis mercredi dernier, une grève de la faim pour attirer l’attention des autorités sur sa situation. Il souffre de diabète.

E. W.

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