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Ils sont musulmans, mais ont leurs cérémonies locales. Des milliers d’Indonésiens fêtent régulièrement le « vendredi de Pon », qu’ils célèbrent d’une manière particulière : des prières, des versets du Coran et des adultères en série.

Cette fête religieuse particulière se déroule sur une colline au beau milieu de l’île de Java. Le site d’information  The Global Mail qui a publié un reportage sur le vendredi de Pon explique que ce pèlerinage « a lieu tous les 35 jours selon le calendrier javanais. » Les pèlerins s’y rendent pour se recueillir sur la tombe d’un prince musulman nommé Samodra et lui faire des offrandes. Mais à ce cérémonial s’en ajoute un autre, celui du « Gunung Kemukus », qui consiste à avoir des relations sexuelles avec d’autres personnes que son conjoint.

Le « Gunung Kemukus » autorise donc l’adultère exceptionnellement pour cette cérémonie. Le partenaire ne doit pas être du même sexe que soi et surtout ne peut pas être le conjoint officiel. La cérémonie a un ordre précis et rigoureux. Elle commence par le recueillement sur la tombe de Samodra et de sa mère, qui se fait grâce à plusieurs séances de prières durant lesquelles des versets du Coran sont cités. Les pèlerins font leurs offrandes au prince et pour terminer leur rituel, accomplissent l’étape ultime, celle de l’échange sexuel. Cette dernière « offrande de soi » permet d’exaucer les vœux prononcés dans les prières et auraient encore plus de chances de se réaliser pour ceux qui pratiquent sept fois cet échangisme. Selon les croyances locales, cette pratique permet d’assurer la réussite et la chance.

Ce rituel, serait pratiqué depuis le XIXe siècle d’après The Global Mail qui explique son origine par un substrat de la culture javanaise, que ces Indonésiens ont conservé même après s’être convertis à l’Islam. « Toutes les cultures sont issues d’un mélange d’influences. Mais dans la culture javanaise, l’un des éléments fondateurs est cette capacité à mélanger des idées contradictoires et des systèmes de croyance qui conduirait n’importe quel autre peuple à la division. Le type de culture qui peut autoriser un rituel d’adultère public et un code moral très strict hérité de la péninsule arabique », precise le site.

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