La Banque d’Algérie admet qu’elle est incapable de freiner l’inflation

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L’inflation est devenue une constante en Algérie et même la Banque d’Algérie est dépassée. Le gouverneur Mohamed Laksaci a reconnu que la capacité de la Banque d’Algérie à juguler l’inflation restait limitée, car ce phénomène dépend plus de l’organisation des marchés internes que des facteurs monétaires.

L’Algérie restera-t-elle perpétuellement victime des fluctuations des prix à la consommation ? Le gouverneur de la Banque d’Algérie reconnaît que son institution n’a pas le pouvoir de freiner l’inflation en Algérie qui ne cesse d’augmenter. Concernant l’année 2012, la Banque d’Algérie a observé une « hausse brutale et subite de l’indice des prix à la consommation dès janvier 2012 ». Selon Mohamed Laksaci l’inflation ne dépend pas forcément de facteurs monétaires, mais le « pic » d’inflation de 8,9% enregistré en 2012 est le résultat d’une « d’une formation des prix opaque et abusive nourrie par la hausse des salaires dans un marché marqué par les positions dominantes et un recours abusif au cash dans les transactions », a-t-il reconnu, pointant du doigt le marché de l’informel.

En outre, Mohamed Laksaci a dénoncé la « faible organisation des marchés de gros et de détail et la faiblesse du contrôle en matière de respect des lois et règlements en vigueur », qui a un impact direct sur l’augmentation de l’indice des prix. Il a également mis l’accent sur la «faible diversification de l’économie nationale», lorsque l’Algérie persiste à augmenter ses importations, ce qui crée un déséquilibre certain.

Que faut-il changer ?

La Banque d’Algérie peut-elle rester impuissante face à cette inflation toujours plus présente ? Le gouverneur a expliqué qu’il fallait s’armer de patience, en rappelant que les pouvoirs publics ont pris des mesures pour réorganiser les marchés internes, mais que celles-ci mettraient du temps avant d’agir. Le responsable de la BA a également précisé qu’un nouvel instrument de reprise de liquidité, portant la durée maximale de reprise à six mois, au lieu de trois mois auparavant, avec un taux d’intérêt plus incitateur pour les banques, a été adopté par la BA depuis janvier 2013. Cet outil permettrait de réguler les caprices l’inflation.

La rédaction avec APS

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