L’opérateur Ooredoo assume ses choix. Accusé de délaisser notamment la presse écrite dans ses annonces publicitaires de ces derniers temps, l’opérateur qatari déclare s’orienter vers un nouveau plan médias. «Cette absence conjoncturelle est dictée par des impératifs liés à la mise en place d’une nouvelle stratégie de redéploiement dans les médias sur laquelle nous travaillons actuellement et qui sera mise en œuvre dans un proche avenir.», a avoué Joseph Ged, directeur général de Ooredoo Algérie lors d’une soirée organisée en l’honneur de journalistes algériens mercredi soir à Alger.

Joseph Ged, dont le groupe fait l’objet de critiques ces derniers temps à cause de ses comportements, réplique que «Ooredoo se place toujours au-dessus de certains qui font maladroitement l’amalgame entre calomnie et investissement, mensonge et engagement, politique et  télécommunications».

Certains quotidiens nationaux, notamment les journaux à fort tirage, se sont posés récemment la question de la baisse des annonces de l’opérateur de téléphonie mobile qui réserve sa publicité au secteur audio-visuel. Certains n’ont pas hésité à faire le lien entre ce revirement et l’opposition affichée par certains journaux au 4e mandat de Bouteflika.

En plus des médias, Ooredoo est critiqué depuis qu’il a décidé, de façon unilatérale, d’envoyer les joueurs de l’équipe nationale au Qatar en vue d’être honorés. « Ooredoo est fier d’accompagner fidèlement et sincèrement l’équipe nationale et de partager avec l’Algérie, ses victoires et ses réussites. Ooredoo est fier d’accompagner l’équipe nationale depuis 2009 qui a pu marquer l’histoire du football national lors de deux belles Coupe du monde en 2010 et en 2014 », a assuré Ged qui n’a pas répondu à la polémique. Pour lui, une seule chose compte : «L’histoire et les Algériens garderont dans leurs mémoires vives les exploits des Verts et la contribution de Nedjma puis de Ooredoo à l’essor du football national. La FAF, son Président ainsi que  l’équipe nationale peuvent toujours compter sur notre support à tout moment pour le bien de l’Algérie», a assuré Ged.

La polémique a démarré lorsque des joueurs de l’équipe nationale allaient atterrir à Doha, au Qatar, pour être « honorés » par l’Emir de ce pays qui a même dépêché un avion spécial à Alger. Le voyage a été empêché par les autorités algériennes qui n’ont visiblement pas été informées de ce voyage. L’opérateur de téléphonie mobile, sponsor major de l’Equipe nationale, et le président de la Fédération algérienne de Football ont alors été pointés du doigt. Mais le scandale a été étouffé et seulement six joueurs de l’équipe nationale ont fait le voyage jusqu’à Doha.

Essaïd Wakli