La polémique ne cesse d’enfler aussi bien en France qu’en Algérie autour de la participation des militaires algériens lors du défilé du 14 juillet à Paris. Les acteurs politiques des deux pays dénonce cette présence pour des raisons bien différentes.

Il n’y a pas de retour en arrière depuis que l’Algérie a confirmé que des troupes allaient participé à la fête nationale française le lundi 14 juillet. Pourtant des voix continuent de s’élever. Du côté algérien, ils sont nombreux à s’y opposer également. L’Organisation nationale des Moudjahidine, ou encore le patron du MSP Abderrazak Mokri l’ont fait publiquement savoir. « Comment peut-on honorer la participation des Algériens alors qu’ils ont été forcés à faire la guerre, qu’ils ont été massacrés dans les tranchées, qu’ils étaient la chair à canon à offrir aux Allemands, aux Nazis. Et cela pour les la liberté de la France et pas de l’Algérie. À l’issue de la guerre, les Algériens ont été trahis. Il y a eu le massacre de mai 1945 ! », s’est indigné Abderrazak Mokri dans une interview accordée au site d’information TSA. 

En France, comme à son habitude c’est Marine Le Pen qui critique cette décision, et qui a réitéré sa désapprobation sur le plateau d’Itélé. Elle se dit choquant, « Les soldats algériens n’ont strictement rien à faire sur les Champs-Elysées », a-t-elle insisté, précisant qu’à l’époque ces soldats étaient français et pas algériens.

Après plusieurs semaines de doute sur la participation algérienne  Ramtane Lamamra, le ministre des Affaires Etrangères avait confirmé que « l’Algérie participera, dans le même format et dans les mêmes conditions que 80 autres nations dont des citoyens sont tombés sur les champs de bataille de la Première guerre mondiale, à la manifestation prévue à Paris à cet effet ».

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