L’optimisme du gouvernement concernant la situation économique du pays n’est pas partagé par tous. Le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, vient en effet de se démarquer des déclarations de Sellal et de son gouvernement.

Dans un discours prononcé lundi matin devant les députés portant sur la situation financière et monétaire du pays, Laksaci a mis en garde contre la durée de la chute des prix du pétrole. « Les réserves de change actuelles permettent à l’Algérie de faire face  aux chocs sur la balance des paiements extérieurs à court terme mais cette capacité  à résister aux chocs se dissipera vite si les cours du pétrole restaient à des niveaux bas pendant longtemps », a précisé M. Leksaci. Ce dernier a annoncé que la balance des paiements globale a dégagé un déficit de 1,32 milliard de dollars au premier semestre de 2014 contre un excédent de 0,88 milliard de dollars à la même période de 2013. Les réserves officielles de change se sont contractées à 193,269 milliards de dollars à fin juin 2014 après une progression à 194 milliards de dollars  à fin 2013.

Contrairement à Laksaci, plus réaliste, les autres membres du gouvernement tiennent un discours plutôt rassurant jusque-là. Le dernier à s’être exprimé sur le sujet est le ministre de l’Habitat, Abdelmadjid Tebboune qui a déclaré à partir de Constantine que la baisse des prix du pétrole n’affectera pas les « projets inscrits dans le plan quinquennal».

Essaïd Wakli

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