La ville de Vienne, capitale de l’Autriche, abritera lundi prochain le premier round des réunions informelles entre le Front Polisario et le Maroc, a indiqué lundi l’agence de presse sahraouie (SPS) citant une source officielle sahraouie.
Placée sous les auspices de l’Envoyé personnel du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (Onu) au Sahara occidental, M. Christopher Ross, cette rencontre, organisée en séances à huis clos, durera deux jours, à la demande M. Ross, qui supervise ces réunions informelles pour la relance des négociations directes entre les deux parties en vue de parvenir à une solution juste et durable devant permettre l’autodétermination du peuple sahraoui, ajoute SPS.

Plusieurs cycles de pourparlers ont eu lieu entre les deux parties, sous les auspices de l’Onu, en 2007 et 2008 à New York mais n’ont pas abouti à un accord, ajoute-t-on de même source. Dans son dernier rapport sur le Sahara occidental, le secrétaire général de l’Onu, M. Ban Ki-moon, a salué l’engagement des deux parties à poursuivre leurs négociations et accepté l’organisation de réunions informelles. A rappeler que le Conseil de sécurité avait salué l’accord des deux parties pour des pourparlers informels afin de préparer le cinquième round de négociations.

Le Front Polisario, seul représentant légitime du peuple sahraoui, avait déclenché le 20 mai 1973, dix jours après sa création, la lutte armée au Sahara occidental, alors occupé par l’Espagne. Il a ensuite combattu l’armée marocaine qui a envahi ce territoire en octobre 1975, après le retrait espagnol.
Le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique. Il est considéré comme territoire non-autonome par l’Onu depuis 1966.
Le Maroc et le Front Polisario se sont fait la guerre de 1975 à 1991, année à laquelle un cessez-le-feu a été conclu entre les deux parties, sous l’égide de l’Onu, laquelle devait organiser, dès l’année suivante, un référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui. Ce référendum n’a toujours pas vu le jour, à cause des volte-face de Rabat. Le gouvernement marocain a en effet accepté à la fin des années 1980 le principe du référendum d’autodétermination au Sahara occidental, mais il est revenu sur sa décision, refusant désormais de parler que de son plan d’autonomie pour ce territoire.

Sur demande du Conseil de sécurité de l’Onu, les deux parties au conflit ont engagé en juin 2007 des négociations directes, dont quatre rounds ont eu lieu à Manhasset, près de New York, sans aboutir à une avancée réelle.
Le but de ces négociations, défini par le Conseil de sécurité, est de parvenir à une solution politique au conflit au Sahara occidental, qui respecte le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.
Ces réunions informelles devraient aboutir sur un cinquième round de pourparlers qui doit avoir lieu à une date à déterminer.