Lu sur Liberté

Trois jours avant les élections municipales dans le pays, le gouvernement islamiste de la Turquie s’en prend aux réseaux sociaux. Il y a une semaine, Erdogan au pouvoir depuis 2002, décidait de bloquer l’accès dans le pays à Twitter, une décision cassée mercredi par la justice, qui a estimé que cette mesure était «contraire» aux principes de l’Etat de droit.

Le président de la République Gül, lui même ex-numéro deux de l’AKP, le parti islamiste d’Erdogan, a estimé la mesure de son mentor idéologique illégal. Mais, ce jeudi, c’est au tour de la plateforme de vidéos YouTube de faire l’objet d’un blocage, à la suite de la diffusion de nouveaux enregistrements pirates mettant en cause le système de gouvernance islamiste qui a tant fait baver les Frères musulmans en quête de modèles vendables et pour leur propre société et pour le monde. Cette décision fait suite à la publication sur YouTube de l’enregistrement d’une conversation dans laquelle quatre hauts responsables turcs, dont le ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu et le chef des services de renseignement (MIT) Hakan Fidan, évoquent l’hypothèse d’une opération militaire en Syrie. L’authenticité de cette discussion et les conditions de son enregistrement, diffusé sur la plateforme YouTube, n’ont pas été établies.

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