Lu sur Liberté

Un “guide de l’orateur du FLN”, mis au point par le parti, recommande d’user d’un “discours clair, concis, sans polémique ni invective, dans le but de se distinguer des autres candidats” à la présidentielle et de faire de Bouteflika “le postulant favori”.

Le Front de libération nationale (FLN) s’est doté hier d’une commission de préparation de l’élection présidentielle du 17 avril prochain. Présidée par le secrétaire général du parti, Amar Saâdani, cette structure aura pour tâche de mener la campagne électorale en faveur du candidat Bouteflika, à travers l’animation de meetings électoraux et des rencontres de proximité. Installée au siège national du parti à Hydra, cette commission nationale composée de 150 membres comprend l’essentiel des cadres de cette formation
politique : d’actuels ministres à l’image d’Abdelkader Messahel, ministre de la Communication, et de Mahmoud Khoudri, ministre chargé des Relations avec le Parlement, d’ex-membres du gouvernement à l’exemple de Djamel Oud-Abbès et de El-Hachemi Djiar, des parlementaires (députés et sénateurs), des membres du comité central (CC), ainsi que de l’ensemble des membres du Bureau politique (BP). Le patron du parti, Amar Saâdani, qui a prononcé un discours à cette occasion, a d’emblée expliqué aux membres de cette entité l’impératif de leur conformation à un guide du “discours de l’orateur du FLN”. Lequel guide recommande aux 150 membres de s’entourer “d’une éthique, d’un discours clair, concis, sans polémique ni invective dans l’objectif de se distinguer des autres candidats à la présidentielle et faire du Président le postulant favori”. Parmi les éléments du discours figure l’impératif pour les cadres du parti de répondre aux boycotteurs de la présidentielle. “Il faut répondre aux partisans du boycott par des arguments convaincants, percutants, de manière tangible et preuve à l’appui”, a-t-il préconisé, précisant que la réponse aux boycotteurs doit être sur plusieurs fronts : politiques, juridiques et économiques.
À ce propos, Saâdani recommandera aux animateurs de la commission d’axer essentiellement leur réponse en direction des pourfendeurs du candidat Bouteflika à travers la critique des doutes entourant sa santé : “Rassurez-les sur l’état de santé du Président. Dites-leur qu’il va bien et donnez-leur la preuve de ce que vous avancez”, lance-t-il à l’assistance. L’autre recommandation du premier responsable de la formation majoritaire est d’appeler à un vote massif. “Il faut expliquer aux militants que cette élection est décisive et que le vote est un devoir”, a-t-il plaidé. Le bilan du Président est tout autant un argument à défendre lors de la campagne. “Expliquez les réalisations, le bilan du Président et le fait qu’Abdelaziz Bouteflika ait consolidé les institutions de l’État et a rétabli la paix et la sécurité, grâce à la politique de réconciliation nationale.” Saâdani a expliqué, en outre, que la commission de préparation sera subdivisée en plusieurs sous-commissions où chacune aura à exécuter une tâche particulière. À ce propos, la sous-commission de l’information s’est réunie tout de suite après pour tracer sa statégie de travail. Présidée par Saïd Bouhedja, cette structure a pour objectif de bien encadrer ses animateurs et leur donner des instructions sur le travail de proximité qu’ils auront à mener auprès des citoyens. “Vous devez investir l’ensemble des coins et recoins du pays et porter un discours crédible auprès de l’ensemble de la population pour les convaincre de l’impératif de voter en faveur de Bouteflika.”

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