La campagne présidentielle 2014 s’est officiellement achevée dimanche. Retour en photo et vidéo sur les temps forts de cette campagne. Insensés, poignants, voire violents, revivez huit moments de la campagne électorale, que vous n’êtes pas prêts d’oublier.

Béjaïa : Le meeting de Sellal vire à l’émeute

C’était le 5 avril dernier. L’arrivée du directeur de la campagne d’Abdelaziz Bouteflika, Abdelmalek Sellal, déclenche une émeute à Béjaïa. La région de Kabylie est connue pour être hostile au 4è mandat du Président-candidat. L’ancien chef du gouvernement est contraint de quitter les lieux sans donner de discours. Dans la foulée, les journalistes, notamment ceux de la chaîne privée pro-Bouteflika, qui suivent le cortège officiel sont agressés.

Avant de partir, Abdelmalek Sellal a qualifié d' »extrémistes » ceux qui ont empêché son meeting et brûler la maison de la culture de Béjaïa, où le rassemblement devait se tenir

http://www.youtube.com/watch?v=7w4fa97kME4

Polémique autour du clip de campagne pro-Bouteflika

Cheb Khaled, Smaïn, Kenza Farah, l’ancien boxeur Farid Khider ou encore le footballeur Lakhdar Belloumi… Plusieurs people ont prêté leur voix dans une chanson, titrée « Mon serment pour l’Algérie », reprenant d’ailleurs le slogan de campagne du chef de l’Etat, pour la gloire d’Abdelaziz Bouteflika, qui brigue un 4è mandat. Problème, une grande partie des participants de ce clip, aux allures d’un « We are the world » algérien, se rétracte et affirme ne pas avoir été informé du projet politique entourant cette vidéo.

Publié sur Youtube début avril, le clip de chanson pro-Bouteflika fait immédiatement le tour du web. Inventifs, les internautes algériens revisitent à leur façon la chanson.

http://www.youtube.com/watch?v=4QcRXuNogPw

Bouteflika accuse « un candidat de terrorisme via la télévision »

Absent des meetings, le Président-candidat, qui brigue un 4è mandat,continue de recevoir les dirigeants étrangers de passage en Algérie. C’est d’ailleurs en marge d’une rencontre avec le ministre des Affaires Etrangères espagnol, qu’Abdelaziz Bouteflika a évoqué pour la première fois la campagne présidentielle. Devant les caméras de l’ENTV et aux côtés de ce responsable européen, le chef de l’Etat a accusé un candidat, qui parle de fraude électorale avant que le vote n’ait eu lieu, de mener un « terrorisme via la télévision ». Il est très probable qu’Abdelaziz Bouteflika, sans le nommer, parlait de son ancien Premier ministre et principal rival, Ali Benflis, qui a plusieurs mis en garde contre des triches le 17 avril.

La campagne de Bouteflika, sans Bouteflika

Ils auront préservé le suspense jusqu’au 13 avril, dernier jour officiel de campagne. Viendra, viendra pas? Alors que la direction de campagne du Président-candidat affirmait qu’il « y avait 75% de chance » de voir Abdelaziz Bouteflika apparaître sur la scène de la Coupole pour son dernier meeting de campagne, le chef de l’Etat a une nouvelle fois fait faux bond dimanche. Loin de son public, venu nombreux l’acclamer, Bouteflika est en revanche apparu le soir même sur les écrans de télévision, recevant le diplomate algérien Lakhdar Brahimi.

http://www.youtube.com/watch?v=KKppnqM5r6M

Moussa Touati cloue le bec à une journaliste d’Ennahar TV

Comment pouvez-vous prétendre diriger l’Algérie alors que vous n’avez même pas obtenu le baccalauréat ? C’est avec cette question qu’une journaliste de la chaîne de télévision privée Ennahar TV a fait sorti de ses gonds Moussa Touati, sur le plateau de l’ENTV. Invité à débattre le 11 avril dernier, le candidat du FNA a recadré Habiba Hamoudi, la journaliste d’Ennahar TV. « Vous n’êtes pas ici pour me faire un procès. Vous ne connaissez rien de ma vie personnelle. Vous Ennahar, tout le monde a compris votre vice. Alors faites attention à ce que vous dites. Vous n’avez pas le droit d’humilier les opposants de vos maîtres », a répondu Moussa Touati, sur un ton sec et le doigt levé Moussa Touati. Une joute verbale en direct qui restera dans les annales de la télévision algérienne. Depuis cette vidéo, la journaliste est d’ailleurs devenue une star sur les réseaux sociaux. Elle s’était déjà fait remarquer en demandant au candidat indépendant Ali Benflis : « En cas de victoire, accepteriez-vous la défaite? »

http://www.youtube.com/watch?v=gnaSout_JUg

Louisa Hanoune fête ses 60 ans

Accueillie comme une héroïne, c’est sur ses terres à Jijel que la patronne du Parti des Travailleurs a soufflé ses 60 bougies. Une belle façon de conclure un meeting !

http://www.youtube.com/watch?v=X61iwyOD_OE

Meeting en plein air pour Benflis

Il s’est offert un bain de foule, que beaucoup de candidat envie. A Khenchela, à 100 km de sa ville d’origine Batna, et à plus de 470 km d’Alger, Ali Benflis a vu une marrée humaine déferler aux abords de la maison de la culture où il devait donner son discours. La salle étant trop petite pour accueillir les quelques 2.000 curieux, qui ont fait le déplacement, le candidat indépendant décide d’animer son meeting en plein. C’est donc du haut du balcon de la maison de la culture de Khenchela, il salue la foule et entonne son discours.

Un meeting en plein air pour Ali Benflis
Un meeting en plein air pour Ali Benflis

Fin tragique de la campagne : un jeune homme tué 

La campagne électorale finit sur un drame. Dimanche, quelques heures après le meeting pro-Bouteflika à la Coupole d’Alger, des partisans originaires de l’ouest du pays font une halte sur le chemin du retour à Zéralda. Là, ils commencent à entonner des chants à la gloire du 4è mandat et tiennent des propos vulgaires. Un jeune homme leur demande de respecter le voisinage. Excité, l’un des passagers du bus descend un couteau en main et poignarde le jeune homme. Il décédera à l’hôpital de Zéralda, quelques heures après l’incident.

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