Tête baissée, regard perdu, poches et cernes sous les yeux, avant-bras droit péniblement levé et celui de gauche appuyé sur l’accoudoir de son fauteuil, main gauche très fragilisée : telle est l’image sinistre et blessante du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika que les médias publics algériens ont offert lundi 26 janvier 2015 de manière “démocratique et populaire”  non seulement aux Algériens mais au monde entier.

Cette séquences a été diffusée au moment de la remise par le chef de l’Etat nigérien, Mahamadou Issoufou, en visite à Alger, à son “homologue” algérien de la plus haute distinction honorifique de son pays. Laquelle distinction élève Bouteflika à la “Dignité de Grand-Croix de l’Ordre national du Niger”. En revanche, le portrait ignoble dressé de lui par les officines du régime l’avilit. Il lui fait perdre sa dignité, pas celle inscrite sur la distinction reçue des mains de Mahamadou Issoufou, mais la vraie. La dignité humaine. Celle à laquelle des êtres inhumains ne cessent ces derniers mois de porter atteinte après avoir déshonoré la République et tout le peuple algérien plus d’un demi-siècle durant. Un déshonneur que nulle distinction ne saura réparer.