Le nouveau code de la route a été adopté, hier, par les députés. Outre le lancement du permis à point, ce texte de loi va durcir les sanctions. Les amendes peuvent atteindre les 50 000 DA, notamment pour les infractions liées à l’excès de vitesse.

Ainsi, «est puni d’une amende allant entre 10.000 DA et 50.000 DA tout conducteur de véhicule qui a dépassé la vitesse limite autorisée de 30% et plus». Les autres amendes varient entre 2000 et 7000 DA.

Les contraventions du 1er degré (la présentation de documents et l’usage d’un équipement de véhicule non-conforme) sont de 2000 DA. Celles du 2edegré (empiétement sur une ligne continue, arrêt et stationnement abusifs) sont de 2500 DA.

Les contraventions du 3e degré (non respect du port de la ceinture de sécurité, de l’obligation du casque pour les conducteurs et passagers des cyclomoteurs et motocyclettes, la défectuosité des dispositifs d’éclairage et de signalisation des véhicules  automobiles, le transport des enfants de moins de dix (10) ans aux places avant  ainsi que l’arrêt et le stationnement dangereux) coûteront à leurs auteurs 3000 DA.

Celles du 4e degré (usage manuel du téléphone portable ou l’usage du casque d’écoute radiophonique durant la conduite, la mise en marche  à l’avant du véhicule d’appareils audiovisuels durant la conduite, le non respect de la distance légale entre les véhicules en mouvement et la priorité de passage dans les intersections, les manœuvres interdites sur les autoroutes et les routes express, l’emprunt de certains tronçons interdits à la circulation et l’état et la conformité des pneumatique des véhicules à moteur aux normes) sont de l’ordre de 5000 DA.

Les contrevenants se verront, en outre, amputé des points de leur capital (24 points). De 1 à 6 points sont retirés aux conducteurs à chaque fois qu’une contravention est commise. Dans le cas où le titulaire du permis à point arrive à zéro, il se retrouve dans l’obligation de refaire ses examens après six mois. 10 points sont par contre retirés en cas de non respect du délai.

Ce nouveau texte oblige, par ailleurs, les transporteurs de marchandises et de voyageurs à équiper leurs véhicules de chrono tachygraphe «qui enregistre le temps de conduite, la vitesse et la distance parcourue».

A travers ce nouveau texte, les autorités veulent faire baisser les chiffres concernant le nombre d’accidents, et surtout de décès, que les routes algériennes enregistrent chaque année.

Elyas Nour