Quatre personnes au moins ont été tuées et 17 autres blessées,samedi 5 février, dans le nord de la Tunisie, où la police a ouvert le feu pour repousser des manifestants qui lançaient pierres et cocktails Molotov sur un poste de police.
Environ un millier de personnes, selon une source au ministère de l’intérieur tunisien, s’étaient rassemblées pour dénoncer le chef du commissariat de lka ville Kef, accusé d’abus de pouvoir. Ils ont jeté des pierres et des cocktails molotov dans le commissariat. Les policiers locaux ont tiré, selon eux pour les empêcher de rentrer à l’intérieur du bâtiment, faisant deux morts. Le ministère de l’Intérieur a arrêté le chef de la police du Kef suite à ces événements.

L’après-Ben Ali en Tunisie est marqué par des accrochages entre police, proche du pouvoir déchu, et population. A Sidi Bouzid, d’où est partie la ‘révolution du jasmin’, deux policiers ont été arrêtés samedi 5 février. Ils sont soupçonnés d’avoir provoqué un incendie qui a ravagé leur commissariat, tuant deux jeunes hommes qui se trouvaient en détention pour état d’ébriété sur la voie publique.

Le Monde